L’énigmatique Miss Sloane

Vous aimez la série « Scandal » ? Vous adorez les portraits de femmes fortes, sentir le mystère qui les entoure ? Vous appréciez les films qui ne ménagent pas leur personnage principal et la société qu’ils dépeignent. Oui ? Alors dans ce cas, votre cœur va battre à l’unisson avec l’histoire de « Miss Sloane ». De mon côté, cela fait déjà quelques jours que j’ai vu cette oeuvre cinématographique en avant-première et je ne parviens toujours pas à l’oublier. Jessica Chastain et sa chevelure flamboyante m’ont très certainement marquée au fer rouge.

miss-sloane

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Quand « minion » rime avec déception

Cette fois, pas de sélection spéciale « bananaaaa », mais plutôt un article sur le film Les Minions et ma déception. Pendant des mois, on a fait monter la sauce. Pendant des mois, on nous a promis un dessin animé bourré d’humour, à la hauteur de Moi, Moche et Méchant. J’étais donc excitée comme une gamine de cinq ans à l’idée de poser mes fesses devant l’écran géant. Mais très vite, mon excitation est venue côtoyer les pâquerettes… Et j’ai commencé à arracher les pétales une à une. Je t’aime un peu, beaucoup, passionnément, pas du tout ? Moyennement.

Les_Minions affiche

L’idée de départ semblait pourtant bonne : faire un film sur l’histoire des minions et leurs débuts sans Gru, faire de ces personnages secondaires des héros. Comme ces petits bonhommes jaunes ont la côte, nous étions nombreux à sauter de joie en apprenant cette nouvelle. Mais il faut croire que tout le monde n’est pas fait pour être en plein milieu de la scène (ou du moins, pas comme ça). Et le business n’aidant pas, on se retrouve avec un dessin animé redondant et des spectateurs déçus.

Kevin, Stuart, Bob, désolé, mais vous méritiez tellement mieux.

Au début, on sourit, on s’esclaffe quelques secondes sur les bêtises et maladresses des minions. La narration n’est pas trop développée mais on se dit qu’après tout il faut que le dessin animé reste accessible aux enfants (même si je pense que ces derniers sont loin d’être idiots). Puis petit-à-petit, les gags se ressemblant presque tous, on désespère. Les « banana », « bello » et autres mots des minions en deviennent même agaçants (imaginez des lapins crétins qui crient toutes les cinq secondes « bwaaah »… oui, on a envie de se pendre…). On croise les doigts, on se dit que dans quelques minutes tout va s’arranger et que l’arrivée d’un nouveau personnage va apporter du pep’s à l’histoire. Que nenni.

L’arrivée de Scarlet Overkill et de son compagnon complètement barré vient plomber l’ambiance. J’ai jamais vu de méchants aussi nuls. Ils gigotent dans tous les sens, ils n’ont aucun charme (leur excentricité a fait péter leur jauge de charisme je suppose) et leurs voix sont insupportables. Je m’attendais à un meilleur doublage, surtout avec des acteurs comme Marion Cotillard et Guillaume Canet qui, d’habitude, parviennent à nous emporter avec eux. Mais malheureusement, ils se sont loupés. Excès et caricature ne font pas toujours bon ménage.

Et puis, avouons-le, actrice de renommée ou pas, Scarlet Overkill n’arrivera jamais à la cheville de Gru.

Voilà le véritable problème.

Gru, reviens, les minions sans toi, ce n’est pas pareil…

Et action ! #1

Pour ce nouvel article, je vous propose une petite revue cinématographique. En route !, Les Autres ou encore The Age Of Adaline, voici trois films que j’ai regardés récemment. Trois films dont j’avais envie de vous parler.

Et action

  • En route !

Dans l’article précédent, je vous parlais de tolérance. Accepter les différences de son voisin, ne pas avoir peur de ces personnes que l’on croise et qui ne nous ressemblent pas. A travers leur aventure et leur amitié, Oh et Tif, les deux héros du dessin animé En route !, transmettent justement ce message. Autant vous dire tout de suite que j’ai adoré.

Les Boovs ont envahi la Terre pour échapper à leurs ennemis les Gorgs. Pour vivre tranquillement et à leur manière, ces aliens qui semblent innocents n’hésitent pas à parquer les humains. Il n’est pas question pour eux de se mélanger. L’objectif premier est de se cacher. Mais rester discret n’est pas un jeu d’enfant quand on a un Boov maladroit dans la famille. Oh cumule les boulettes pour le plus grand bonheur des spectateurs et pour le plus grand malheur de ces compères. Après une énième bêtise, le jeune Boov doit fuir. Il rencontre sur son chemin Tiff, une adolescente qui recherche sa mère.

Bien sûr, tout n’est pas rose au début. Les deux compagnons doivent s’apprivoiser pour avancer ensemble. Les gags s’enchaînent et il faut reconnaître que les blagues sont plutôt bien réussies. Surtout les moments de danse dans la voiture, quand Oh ne peut s’empêcher de bouger au rythme de la musique. A côté des scènes comiques, il y a aussi des scènes plus dramatiques et tristes. J’avoue : j’ai versé une larme. L’amitié qui se crée entre ces deux personnages est tellement belle que, lorsque le destin paraît s’acharner sur eux, je n’ai pas pu me retenir. Une amitié comme celle-là, on veut qu’elle soit indestructible ! En route ! m’a fait passer un très bon moment et cela a été un véritable coup de cœur.

  •  Les Autres

Wahou ! Mais quelle histoire !

Ce film date de 2001, mais comme on le dit souvent : mieux vaut tard que jamais ! Au départ, je n’étais pas très motivée pour le regarder. Le fait que cette oeuvre soit classée dans la catégorie « épouvante-horreur » justifie ce manque de motivation. Heureusement, mon copain ne m’a pas trop laissé le choix. Oui, je dis heureusement car sinon je serais passée à côté d’un très bon film. Grace est une femme très pieuse qui vit avec ses deux enfants, Anne et Nicholas, dans une grande bâtisse victorienne. Un lieu propice aux phénomènes étranges. Un lieu d’autant plus effrayant qu’Anne et Nicholas sont atteints d’une maladie qui les empêche de vivre en plein jour : les rideaux doivent être obligatoirement tirés.

Dans Les Autres, le suspense est vraiment au rendez-vous ! J’étais sous tension tout le long et je mourais d’envie qu’ils ouvrent les rideaux. Et puis, quel final ! S’il y a bien une raison pour laquelle il faut regarder ce film, c’est bien celle-là : le final. Inattendu. Surprenant. Et quelque part, poétique. je vous recommande fortement Les Autres !

  • The Age of Adaline

Là, c’est mon côté fleur bleue qui parle. Pour tous ceux qui aiment les romances, The Age of Adaline est fait pour vous.

Après un accident, Adaline ne vieillit plus. Le choc a eu des répercussions sur ses cellules. Jeunesse éternelle. Le temps ne laisse plus de traces sur sa peau. Pour éviter que son secret ne soit dévoilé, Adaline change de vie et d’identité tous les dix ans. Si cette existence solitaire la protège, elle l’empêche cependant de s’attacher aux gens et de tomber véritablement amoureuse. Mais un jour, la donne change. Sa rencontre avec un certain Ellis Jones va la bouleverser. Adaline va-t-elle oser changer et stopper sa fuite ? (Je vous laisse deviner ;))

Je ne suis pas une grande fan de Blake Lively mais il faut l’avouer : elle joue parfaitement bien dans ce film. A travers ses gestes et son regard, je suis carrément entrée dans l’histoire. Je me disais : c’est Adaline que j’ai en face de moi, sur l’écran. Une grande partie de la qualité de cette oeuvre cinématographique repose sur cette actrice. Sans elle, le récit n’aurait pas eu le même goût. J’ai été touchée par Adaline, sa vie, sa douleur. Etre presque immortelle n’a pas que des côtés positifs. Adaline voit sa fille vieillir, Adaline aime sans vraiment pouvoir aimer, Adaline doit toujours être sur ses gardes pour ne pas devenir une bête de foire. Je dirais que c’est ce personnage que j’ai avant tout apprécié, et pas la relation entre l’héroïne et Ellis. Même si je reconnais que sans cet élément perturbateur, l’histoire n’aurait pas été vraiment entraînante. Besoin de passer un petit moment cocooning et de repartir avec plein d’espoir ? Foncez regarder The Age of Adaline !

Pourquoi « #1»? Parce que j’espère refaire ce type d’article dans un avenir proche 🙂 A bientôt pour un « Et action ! #2» !

 

Mathias Malzieu, Jack, et leur mécanique du coeur

Tic tac, Jack doit se contrôler. Tic tac, il ne doit pas laisser son horloge mécanique s’emballer. Mais c’était sans compter sur Miss Acacia,  sa petite voix fluette et son roulement de hanches. Tic tac, les spectateurs vont-ils également succomber ?

JACK+ET+LA+MECANIQUE+DU+COEUR

Né le jour le plus froid du monde, Jack ne résiste pas à la rigueur du temps. Gelé, son coeur cesse de battre. Il faut le remplacer pour que l’enfant puisse continuer à respirer. Le docteur Madeleine vient alors à lui installer une horloge mécanique à la place de cet organe vital. Tout au long sa vie, Jack devra donc suivre à la lettre trois règles : ne jamais toucher aux aiguilles de son coeur, ne pas se mettre en colère et ne pas tomber amoureux. Pas de danger à signaler jusqu’à ce que Miss Acacia et son sensuel flamenco fassent irruption.

Une adaptation cinématographique pleine de promesses

Tiré du livre La Mécanique du coeur de Mathias Malzieu (chanteur du groupe Dionysos), ce film d’animation est attendu le 5 février 2014 sur nos grands écrans blancs. Tout comme le conte de papier, la version cinématographique s’annonce poétique. Les images de synthèse se mêleront aux chansons ; les voix d’Olivia Ruiz, de Grand Corps Malade répondront à celles de Jean Rochefort et de Rossy De Palma pour conter une histoire d’amour interdite. Emportés dans un monde guidé par la fantaisie et la magie de la vie, les spectateurs risquent de s’éprendre de ces personnages qui ont déjà charmés un grand nombre de lecteurs.

Après avoir publié en 2007 La Mécanique du Coeur, et sorti la même année un album illustrant en musique l’histoire de Jack, Mathias Malzieu montre à travers ce film qu’il possède bien plus qu’un seul visage. Co-réalisateur de l’adaptation avec  Stéphane Berla, il prête également sa voix au héros. Charismatique, le chanteur de Dionysos devrait parvenir à transmettre son imagination débordante et son énergie à plusieurs de ces personnes installées sur l’emblématique fauteuil rouge.

Mes attentes : La Mécanique du coeur fait partie de ses livres qui m’ont marquée et qui sont entrés dans ma liste des favoris. Dans ce conte, j’ai davantage aimé l’écriture de Mathias Malzieu que l’histoire en elle-même. J’espère donc retrouver dans le film la petite patte de l’auteur, l’esprit de sa plume caché dans les images. Si l’adaptation cinématographique s’annonce aussi très portée sur les chansons, je souhaite les voir intégrées judicieusement et qu’elles ne viennent pas gâcher le déroulement de l’aventure.