Le « ciné » match #2

A quels films vais-je donc distribuer un carton rouge, un carton jaune ou des applaudissements ? Je vous propose de découvrir de suite les œuvres cinématographiques que j’ai sélectionnées pour ce nouvel épisode du « ciné » match !

Lire la suite

Publicités

Un remède pas si mortel

Le remède mortelSi les deux premiers tomes de la trilogie « L’Épreuve » m’ont captivée et complètement retournée grâce à leurs rebondissements, je ne peux pas en dire autant du dernier livre. Certes, j’ai passé un bon moment en découvrant ce que nous réservaient les chapitres mais j’ai trouvé que le rythme de l’histoire s’était essoufflé et que cette dernière manquait cruellement d’actions, contrairement à ce que l’auteur nous livrait dans « Le Labyrinthe » et « La Terre brûlée ». Pas d’expression « c’est mortel ! » pour qualifier cet ouvrage mais un simple adjectif : correct. Je m’attendais à mieux, mais cela aurait pu être pire. Malgré des défauts, le récit de James Dashner tient quand même la route.

Comme dans les deux précédents tomes, nous retrouvons l’écriture fluide de l’auteur. Des phrases généralement courtes, qui vont droit au but et qui ne passent pas trois milles descriptions pour transmettre au lecteur le ressenti de Thomas. Tout du long, nous sommes donc aux côtés de ce personnage principal qui semble avoir un rôle très important dans cette marche au remède. Contrairement aux deux précédents tomes, Thomas n’accepte plus de suivre les exigences du WICKED. Il est déterminé à aller à contre-courant. Pas facile alors pour le groupe ennemi du jeune héros de le convaincre de chercher la solution à tous les maux de la planète. Ce comportement pourrait alors favoriser l’action, l’enchaînement de rebondissements. Mais non. J’avais l’impression en lisant cette troisième partie d’être beaucoup plus dans la réflexion et le doute. Car c’est ce qui anime principalement Thomas. A-t-il raison de fuir ? De refuser de rentrer une nouvelle fois dans le jeu du WICKED ? Il y pense constamment et le rythme du récit s’en ressent. On avance à petits pas.

Heureusement, malgré cette lenteur, l’histoire reste intéressante. On n’a pas de réponse à toutes nos questions, mais en règle générale, l’intrigue s’éclaircit. Certaines personnes, poussées par leur envie de trouver le remède, sont prêtes à tout pour y arriver et ce sont elles qui donnent un sens à toutes ces tragédies et ces sacrifices. Leur folie au nom de la science. On se rend compte également que les humains, et plus particulièrement les hommes haut placés, sont responsables de l’existence de la Braise. A force de vouloir tout contrôler, l’être humain en oublie qu’il doit laisser faire la Nature. Les immunisés sont pourtant le parfait exemple de ce rôle tenu par cette Nature. James Dashner, à travers son récit et son choix de fin, montre donc qu’il est important par moment de mettre de côté cette notion de contrôle. Pour continuer à exister, l’humanité doit accepter son erreur et ne pas chercher à la réparer. Si j’ai eu du mal avec le rythme narratif, j’ai apprécié certains éléments narratifs, certains messages véhiculés par l’auteur, et la fin de l’histoire (qui reste d’une certaine manière ouverte et permet au lecteur de s’imaginer ce qu’il veut pour l’avenir des hommes).

Pour ceux qui souhaitent lire une autre chronique afin d’avoir d’autres éléments d’information, direction le blog de Petite Plume !

La Terre Brûlée : le livre vs le film

C’est grâce à l’adaptation cinématographique du Labyrinthe que j’ai découvert la trilogie de James Dashner. Avant cette découverte visuelle, je n’avais pas vraiment fait attention à cette dystopie. Il y a tellement de livres de ce genre qui sont actuellement publiés qu’on finit un peu par se perdre et par louper des ouvrages pourtant très réussis. Heureusement pour moi, le business du grand écran et son intérêt grandissant pour ce type de récit m’ont évité de passer totalement à côté de cette série littéraire. Une fois le film terminé (petite chronique par ici), je n’avais qu’une envie : lire l’oeuvre originale. Et je n’ai pas été déçue. Je dirais même que le plaisir est allé crescendo. Les quelques différences avec l’adaptation cinématographique ne m’ont en rien gênée. J’ai adoré découvrir d’autres aspects, avoir plus de détails. Je m’attendais donc à vivre la même chose avec La Terre Brûlée. J’ai vu le film puis j’ai lu le tome 2. Et là, catastrophe.

La terre brulee

Pourquoi ? Mais pourquoi le réalisateur et le scénariste ont-ils à ce point changé l’histoire ?

N’ayant pas lu le tome 2 avant de voir le film, j’ai particulièrement apprécié ce dernier sur le moment (moins que la première adaptation mais j’étais quand même captivée). De l’action, de la peur, du suspens. Les bons ingrédients pour attraper le regard et l’attention du spectateur (Minho ❤ sur toi ! Que toutes celles qui aiment son joli minois lèvent le doigt !). Comme pour Le Labyrinthe, j’avais donc hâte de lire l’original.

J’ai commencé à lire La Terre Brûlée peu de temps après le visionnage. L’histoire présentée dans le film était encore bien ancrée dans ma petite tête. Plus je lisais, plus je me repassais les images de l’adaptation, et plus je flairais l’entourloupe. Je croisais les doigts, espérais que j’allais retrouver ce que j’avais vu sur l’écran. Mais non. Excepté deux-trois scènes, le livre était complètement différent. Bonjour la déception. Enfin, quand je parle de déception, mon ressenti concerne essentiellement le film. Ma lecture m’a en quelque sorte ouvert les yeux. Le film n’était en réalité pas à la hauteur de la version originale. L’ouvrage en lui-même m’a beaucoup plu. J’ai largement préféré l’histoire racontée sur le papier que celle dévoilée sur l’écran, car dans la version littéraire, les personnages doivent une fois de plus se surpasser pour faire face à la deuxième épreuve imaginée par le WICKED, ils ne cherchent pas à fuir, à ça non (bon dieu, pourquoi les ont-ils fait fuir comme des lapins dans le film ? On perd la notion d’épreuve, une notion qui est d’ailleurs plus que suggérée dans le titre de la série – n’oublions pas que cette dernière s’intitule L’Épreuve). Thomas, Newt, Minho et les autres blocards sont en mode « survie » et « guerrier ». Ils veulent réussir cette épreuve et en finir avec les Créateurs. Teresa, quant à elle, a un rôle beaucoup plus poignant et détestable dans le livre que dans le film. Elle inspire la rage (on a envie de l’étrangler et en même temps on admire sa force de caractère). Son absence, puis sa présence et son comportement étrange rendent ainsi l’épreuve encore plus difficile.

Je comprends que des éléments soient modifiés pour les besoins d’une adaptation, mais concernant La Terre Brûlée, les changements ont été beaucoup trop conséquents et viennent jusqu’à effacer le leitmotiv de l’histoire : l’épreuve. Il n’est alors plus question de parler « d’adaptation », il semble plus juste de présenter le film comme une réécriture. Et encore…

Que celles et ceux qui mettent un point d’honneur à ce qu’une adaptation respecte un minimum sa version originale passent leur chemin, ou du moins, évitent de dépenser quelques billets en allant voir celle-ci au cinéma. Un petit streaming fera bien l’affaire 😉

Entrez dans le labyrinthe !

Le labyrinthe1

J’ai adoré ce film ! N’ayant pas lu la version originale, je n’avais pas d’attentes particulières. J’ai alors été très surprise par la qualité du scénario et du montage. J’irai très certainement voir le deuxième épisode de cette série cinématographique dès qu’il sortira 🙂