L’effet « Passe-Miroir » continue !

J’avais quitté le premier tome de cette série littéraire exaltée, avec l’envie cruelle de lire la suite immédiatement. Emportée par l’effet « Passe-Miroir ». l’idée d’attendre la sortie de ce deuxième tome m’était franchement douloureuse. Mais malgré tout, je suis parvenue à être patiente, et lorsque cette fameuse suite a pointé le bout de ses pages, j’ai même réussi à attendre, encore et encore, jusqu’à l’approche du troisième livre. Pour savourer les retrouvailles avec Ophélie et Thorn. Pour pouvoir ensuite dévorer le tome 3, « La Mémoire de Babel ».

Résultat de recherche d'images pour "les disparus du clairdelune"Dans ma chronique sur « Les Fiancés de l’hiver », j’écrivais que, pour la première fois depuis longtemps, une série littéraire parvenait à susciter chez moi le même emballement que lorsque je me plongeais dans l’univers d’Harry Potter. Le temps a passé, « Les Disparus du Clairdelune » ont pris la place du premier tome entre mes mains, et le sentiment reste le même : je sens une connivence avec le monde créé par Christelle Dabos, le besoin d’avoir ses personnages près de moi, l’envie toujours grandissante d’en savoir plus.

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Polina : la bande dessinée vs le film

Lors de ma visite mensuelle à la bibliothèque municipale, la bande dessinée « Polina » trônait cette fois patiemment sur l’une des étagères. Pas besoin de la réserver. Ni une ni deux, je l’ai alors empruntée. Quelques semaines plus tôt, on m’avait parlé de son adaptation cinématographique. Parfait, j’allais pouvoir lire cette BD avant de regarder le film. Comme j’aime beaucoup la danse, cette histoire me faisait cruellement de l’œil. Pour une fois, j’allais donc pouvoir respecter cette fameuse règle qui dit : « Toujours lire l’oeuvre littéraire avant son adaptation ». Dans cette chronique, je vous dévoile ainsi ce que j’ai pensé de ces deux œuvres, et surtout laquelle j’ai préférée !

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Désolé, mais la femme « moderne » a aussi le droit d’aimer

Une nouvelle fois, Agnès Martin-Lugand a su maîtriser sa plume et donner vie à une histoire touchante et moderne. Avec « Désolée, je suis attendue », l’auteure nous partage le récit d’une femme à la vie professionnelle bien remplie. Yaël est une jeune femme du XXIe siècle prête à tout pour évoluer dans son travail, au point d’en oublier sa vie amoureuse et familiale. Cette caractéristique pose le lecteur dans une problématique actuelle : la difficulté d’être justement une femme du XXIe siècle. Concilier boulot et vie privée n’est pas de tout repos. Que faire ? Délaisser le second pour réussir dans le premier ? Dans ce roman, Agnès Martin-Lugand aborde cet aspect en donnant à son personnage du relief et un passé quelque peu douloureux. L’occasion alors pour l’écrivain de revenir sur des thèmes comme l’amour, la confiance en l’autre, la quête d’un avenir meilleur.

Détrôner le premier ouvrage d’Agnès Martin-Lugand, « Les gens heureux lisent et boivent du café », risque d’être difficile. J’ai adoré cette histoire à tel point qu’elle fait aujourd’hui partie de mes livres favoris. Si « Désolée, je suis attendue » n’a pas réussi à passer devant ce roman dans mon palmarès des œuvres littéraires coups de cœur, cet ouvrage est quand même parvenu à me séduire et à me faire monter les larmes aux yeux à plusieurs reprises. Il n’y a pas à dire, Agnès Martin-Lugand sait parfaitement user de sa plume pour transmettre l’amour que ressentent certains personnages. J’ai été particulièrement troublée lorsqu’Alice, toujours calme et attentive, s’est mise à dire ses quatre vérités à sa jeune sœur Yaël. Derrière les mots durs et intransigeants, se dévoilait un amour profond et sincère. Un amour inquiet. Un amour à la fois touchant et bouleversant. J’ai aimé que l’auteure utilise son histoire pour mettre avant les liens entre frères et sœurs, les sentiments puissants qui peuvent également relier des amis. Cela fait du bien d’aller plus loin que la simple romance.

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Une tasse, un livre, le binôme qui vous veut du bien ! #2

Il y a plusieurs mois, je publiais sur le blog un article intitulé « Une tasse, un livre, le binôme qui vous veut du bien ». Cette sélection vous avait énormément plu, les duos que j’avais formés vous avez interpellé, c’est pourquoi je me suis dit qu’il était temps de réitérer l’affaire et de vous préparer de nouveaux binômes ! Si le temps s’est adouci (enfin, ça dépend de l’endroit où l’on habite), il est toujours agréable de se poser devant un bon thé et de plonger le nez à la fois dans les arômes et dans une histoire. 

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Jane Austen fait tomber les masques

Aujourd’hui, parlons d’œuvres classiques ! Et plus particulièrement, parlons de Jane Austen et de son ouvrage qui en a marqué plus d’un, c’est-à-dire « Orgueil et préjugés ». Savoureux mélange entre une romance et une critique sociale, ce livre nous plonge au tournant des XVIIIe et XIXe siècles, dans le quotidien de jeunes Anglaises issues de la « bonne société ». Seule carrière possible pour ces dernières : devenir l’épouse d’un homme haut placé ou au porte-monnaie bien rempli. A l’heure où les droits des femmes sont encore remis en question, cette histoire bouscule encore plus notre conscience et nous rappelle qu’il y a encore beaucoup d’actions à entreprendre, même si plusieurs années nous séparent d’Elizabeth et de ses sœurs !

Il n’y a pas de doute, ce roman porte bien son titre. Dans une société où les apparences sont de rigueur et rythment chaque journée, les préjugés vont bon train. Ces femmes de « bonne famille » vivent dans la superficialité. Ce n’est pas totalement de leur faute car c’est ce qu’on attend d’elles. A cette époque, les bourgeoises se doivent être de belles plantes, cultivées (mais pas trop), prêtes à donner de nombreux enfants à leurs époux ou futurs maris. Tout ce décorum, toutes ces obligations font d’elles des personnes facilement sujettes aux stéréotypes. Elles les subissent et les créent aussi. Tout comme les hommes. Une case, une classe sociale pour chacun. Le chemin semble déjà tracé. Doté de la raison et de la réflexion, l’être humain est cependant habité par des sentiments qui viennent compliquer à peu plus ses relations et renforcer ses préjugés. L’orgueil est ici pointé du doigt, ou plutôt de la plume. A travers sa narration, Jane Austen ne manque pas de prouver aux lecteurs combien ce sentiment peut les faire passer à côté de quelque chose ou de quelqu’un.

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Se plonger avec légèreté dans « Ça peut pas rater ! »

Besoin d’une lecture légère et sans prise de tête ? Ne cherchez pas bien loin, Gilles Legardinier a écrit ce qu’il vous fallait pour que vous puissiez prendre un bon bol d’air frais. Je le reconnais, ses romans dits humoristiques sont parfois un peu convenus. La trame de l’histoire peut se deviner assez facilement. Mais au fond, c’est ce que l’on peut attendre d’une lecture « cocooning » ! On s’installe et se plonge dans la narration sans trop se poser de questions. Cette tranquillité ne nous met cependant pas à l’abri des surprises. Et heureusement ! Qui dit absence d’interrogation ne dit pas forcément encéphalogramme plat. Il y a toujours un petit quelque chose que l’on n’attendait pas et qui nous fait sourire. Et avec « Ça peut pas rater ! », une fois de plus, ça n’a pas loupé !

J’aime les romans de Gilles Legardinier. Ceux qui à chaque fois dévoilent un petit matou sur la première de couverture. Cet animal crée un rendez-vous. Je sais que je le retrouverai dans les pages, qu’il cachera peut-être un secret, qu’il sera sans doute le trait d’union entre deux personnages. Petit plaisir simple. Mais petit plaisir qui fait du bien quand même. J’aime les romans de Gilles Legardinier parce que cet auteur parvient à me faire sourire, à me faire tourner les pages à une vitesse folle. Ce n’est pas de la grande littérature comme diraient certains, mais cela reste de la littérature. Les mots me font vivre une histoire. Et c’est le principal. Vivre, se mettre à la place des personnages, se reconnaître dans certains gestes ou choix, croiser les doigts pour les protagonistes, voir les héros dans sa tête. Les imaginer, vraiment.

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Amitié prodigieuse, amitié insidieuse

Comme beaucoup de personnes, je n’ai pas pu résister. A force de voir cet ouvrage dans les rayons et d’en entendre que du bien, je me suis dit qu’une lecture contemporaine prenant racine en Italie ne pouvait qu’être intéressante. Une fois dans ma pile à lire, « L’amie prodigieuse » d’Elena Ferrante n’a pas fait long feu. Ce roman d’apprentissage a su me rendre curieuse : l’amitié entre Elena et Lila est-elle faite pour durer ? Que vont-elles devenir au fil des années ? 

Dans ce premier tome, l’auteure se consacre uniquement à la jeunesse de ses deux héroïnes. Un pan de leur vie qui sera en partie déterminant pour la suite. C’est durant cette période que tout se joue pour Elena et Lila. Leurs choix, ou celui de leur entourage, auront des répercussions sur leur vie de femmes adultes. C’est une phase cruciale, et on comprend tout à fait pourquoi Elena Ferrante a choisi d’ouvrir son histoire avec un tome entier sur ces débuts. Si je m’attendais à trouver un récit à double voix, l’écrivain a pourtant décidé de ne laisser qu’Elena s’exprimer. Fascinée par son amie, cette jeune Italienne grandissant dans un quartier difficile à la fin des années 50 se présente comme la « suiveuse ». Enigmatique, impulsive, déterminée, Lila prend le dessus facilement. Elle domine d’autant plus que ses pensées ne sont jamais dévoilées, à aucun moment elle ne s’empare de la narration. Et pourtant. Elle est partout et influence le comportement d’Elena.

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