Que valent le livre « Auggie & moi : trois nouvelles de Wonder » et l’adaptation cinématographique ?

Auggie est un garçon pas comme les autres. Dès sa naissance, la vie lui a imposé bien des obstacles : une malformation faciale et de multiples opérations pour essayer de respirer et de s’alimenter comme les autres enfants. Mais August Pullman ne sera jamais totalement comme eux, son visage rappelant sans cesse sa différence. Le combat est long, les regards souvent pesants. Heureusement, l’amour de sa famille et de ses amis apaisent parfois la colère qui gronde en lui. L’insouciance de l’enfance reprend alors le dessus, guidant ses pas vers plus de bonheur et d’espoir. Une belle histoire. Une histoire qui m’a touchée en plein cœur lorsque que je l’ai découverte en 2016 à travers l’ouvrage « Wonder » de R.J. Palacio. Il y a plusieurs semaines, je me suis alors lancée dans la lecture d’ « Auggie & moi : trois nouvelles de Wonder » et j’ai enchaîné avec l’adaptation cinématographique. Je vous partage maintenant mon avis.

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Se méfier des apparences avec « Je sais pas » de Barbara Abel

« De rebondissements en coups de théâtre, on termine le livre le souffle coupé ». C’est ce que l’on nous promet sur la quatrième de couverture de « Je sais pas », thriller écrit par Barbara Abel. Une invitation à une lecture réussie. La certitude d’une histoire qui vous retourne l’estomac et vous captive. Et puisque j’ai à mon tour découvert cet ouvrage, je peux vous l’affirmer : nous n’en sortons pas indemnes.

Emma, du haut de ses cinq années, disparaît lors d’une sortie scolaire. Que lui est-il arrivé ? Cette fillette à la bouille d’ange mais au caractère plus que trempé a-t-elle été enlevée ou a-t-elle fait une fugue ? Que se cache-t-il derrière ce visage aux traits si purs ? Emma disparaît, et cette soudaine absence sème le chaos dans l’âme de ceux qui aiment la petite fille, dans la vie de ceux qui l’entourent. Une petite graine qui fait pousser de la mauvaise herbe. D’un coup, les faux semblants, les apparences se fissurent pour laisser la pire part de l’humanité surgir. Pas de descente aux enfers, juste les masques qui tombent, la vérité qui éclate. Plus les pages se succèdent et plus le lecteur perd foi en l’être humain.

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Leçon de vie aux côtés de Miss Cyclone

Aujourd’hui, je vous parle d’un livre qui m’a fait beaucoup de bien. Assise sur la plage, pendant ces vacances tant attendues et méritées, je me suis laissée guider par la vie d’Angela et de son amie June. Assise les pieds dans le sable, j’ai eu l’impression d’être moi aussi à Coney Island, entourée par des manèges à l’arrêt, bercée par le bruit de la mer. Ce n’était pas volontaire, je n’avais pas choisi le livre « Miss Cyclone » parce que le lieu de cette histoire allait faire plus ou moins écho à mon lieu de vacances. C’était une coïncidence. De celles qui sont belles parce qu’elles arrivent à point nommé et qu’elles vous aident à vous évader.

Plus les jours passent et plus j’ai envie de mettre l’ouvrage de Laurence Peyrin dans mes coups de cœur. Lorsque j’ai refermé le livre, je n’avais pas cette sensation, mais il y a certaines histoires qui vous marquent plus que vous ne le croyez et qui ont besoin de plus de temps que d’autres pour vous le faire comprendre. Leurs bienfaits sont d’abord inconscients. Et c’est là tout leur charme. Je crois que le personnage d’Angela est ce qui m’a le plus plu dans ce livre. Au fil des pages, je me suis fortement attachée à elle. J’avais envie qu’elle suive son cœur, qu’elle prenne des risques, qu’elle ouvre les yeux sur ce qui l’entoure. Parfois, même souvent, je comprenais ses craintes, son aveuglement. Laurence Peyrin est parvenue à créer une connivence. Angela était concrète. Elle vivait à travers des pages mais également dans ma tête. Les scènes étaient réelles. J’arrivais à tout peindre dans mon esprit. Et c’est là qu’on se dit que l’auteure a parfaitement réussi son travail. La complicité entre l’histoire et le lecteur est tellement forte que les personnages deviennent plus que des êtres de papier.

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Difficile de résister à une jolie couverture. Même si on sait que le contenu d’un livre ne se résume pas à son visuel, on ne peut pas non plus nier l’influence que peut avoir sur nous une belle première de couverture. Comme c’est l’été, et que le soleil est au rendez-vous pour notre plus grand bonheur, j’ai décidé de vous reproposer le rendez-vous « Juger un livre par sa couverture », découvert sur le blog Inside the magical box, avec une couleur estivale : le jaune.

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« A ma terre » : le premier tome d’une trilogie à l’avenir prometteur ?

C’est une première sur le blog. Il y a plusieurs mois, une jeune auteure m’a envoyé un message afin de savoir si je souhaitais découvrir son roman. D’habitude, je chronique les ouvrages que j’achète. Je n’ai pas mis en place de partenariat ou autre service presse avec des maisons d’édition, car j’aime ne pas avoir d’impératifs pour mes publications. Je ne fais pas systématiquement de chronique pour tous les livres, films et séries qui passent entre mes mains. J’aime cette liberté, cette possibilité de ne pas écrire même si j’ai aimé ce que j’ai lu ou regardé. Mais là, cette demande inattendue m’a fait extrêmement plaisir. J’avais envie de découvrir le travail de cette jeune femme du Sud, de donner une chance à un livre qui, pour le moment, n’a pas encore l’opportunité de se retrouver dans les rayons des librairies. Et puis finalement, c’est aussi ça « tenir un blog ». Donner un petit coup de pouce à celles et ceux qui n’ont pas la possibilité d’avoir toute cette médiatisation qui accompagne généralement la signature d’un contrat avec une maison d’édition ou un studio. Alors c’est parti, il est temps de vous présenter le premier tome de la trilogie de Manon Larraufie.

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Trois idées de lecture #4

Le printemps a du mal à s’installer mais il ne faut pas désespérer. Ce sera bientôt le retour des lectures commencées et achevées sur la terrasse, jus de fruit et sucreries posés non loin de nous pour savourer comme il se doit ces instants livresques. Comme cela faisait un petit moment que je ne vous en avez pas proposé, j’ai donc décidé de revenir aujourd’hui avec trois idées de lecture. Trois idées qui pourront parfaitement vous accompagner ce printemps.

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« Les putes voilées n’iront jamais au Paradis ! », ce livre qui vous appelle à ne plus accepter l’inacceptable

J’aimerais vous parler d’un livre déstabilisant et alarmant. D’un livre coup de poing que j’ai lu en une soirée. D’un livre qui vous met en colère en quelques lignes. Parce que sa réalité est cruelle, injuste, inégalitaire. Ce livre, c’est « Les putes voilées n’iront jamais au Paradis ! » de Chahdortt Djavann. Ce livre, c’est celui que je vous conseille vivement de découvrir si vous ne l’avez pas encore lu.

Celles et ceux qui viennent régulièrement sur mon blog le savent déjà, mais j’aime lire des histoires qui se centrent sur la condition des femmes. Peu importe le lieu ou l’époque, c’est un sujet qui m’intéresse car il nous en apprend beaucoup sur les fondements et le quotidien de nos sociétés actuelles. Certains de ces ouvrages finissent par m’inspirer, d’autres par me faire réfléchir sur mes propres actions ou celles de mon entourage, et il y a les « ovnis ». Ceux qui me mettent une grand claque dans la figure. Leur style, leur histoire, leurs personnages me bouleversent au point que j’aimerais bien à mon tour mettre des claques à ceux qui sur Terre profitent de la situation et enfoncent un peu plus les femmes dans une condition déplorable. Oui, il y a des « ovnis » qui, le temps de plusieurs pages, me secouent et me font encore plus prendre conscience que les choses doivent changer. Et vous l’aurez compris, « Les putes voilées n’iront jamais au Paradis ! » fait justement partie de ces « ovnis ».

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Pour que la lune éclaire leurs pas et nos regards

Le sujet est récurrent. Il revient à chaque fois sur le tapis, qu’on le veuille ou non. Chacun à son avis, chacun à son discours face à l’arrivée massive de migrants dans les pays européens. C’est un sujet très polémique qui, au lieu d’attirer la bienveillance, attise souvent la haine et la colère. Certains jugent sans connaître, sans savoir ce que toutes ces personnes qui fuient ont enduré. Certains sont prêts à tout pour les aider. D’autres créent des récits pour pousser les citoyens à ouvrir les yeux. Le temps d’une lecture, le parcours du combattant de ces migrants devient le nôtre. On ne peut alors que remercier ces auteurs, comme Nadia Hashimi, qui prennent la plume pour mieux éclairer les pas de l’humanité.

J’en ai lus des commentaires haineux, j’en ai entendu des propos mal intentionnés dans le cadre de mon métier. Je me souviens d’ailleurs d’un message en particulier : « S’ils avaient vraiment des couilles, ils resteraient dans leur pays pour se battre. » Un concentré d’égoïsme et d’ignorance dans une seule phrase. Comment rester calme face à ces dires ? On se force à rester indulgent car on sait également que les Français souffrent, que le quotidien est loin d’être facile. Mais quand on prend le temps de se pencher sur celui de ces migrants, comment peut-on affirmer qu’ils devraient rester chez eux ? Je trouve qu’il est bien prétentieux de déclarer de telles choses quand on sait qu’on aurait été nombreux à fuir notre pays si on avait connu le même quotidien. Bien entendu, ceci n’est que mon point de vue. Une opinion qui s’appuie sur des rencontres. Car en tant que journaliste, j’ai déjà croisé à plusieurs reprises des réfugiés. Déjà imprégnée par leurs histoires, c’est donc avec beaucoup d’intérêt que je me suis intéressée au récit livré par Nadia Hashimi dans « Si la lune éclaire nos pas ».

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Des carnets par milliers #2

Que toutes celles et ceux qui aiment les petits carnets lèvent le doigt ! Voici donc une sélection de petits cahiers de notes qui me font craquer et qui devraient également vous plaire. Il y a un bon bout de temps maintenant je vous proposais une première liste de carnets, et je me suis dit qu’une deuxième sélection ne serait pas de refus. Votre porte-monnaie m’en voudra peut-être, mais ce n’est pas grave. C’est toujours agréable d’avoir un joli carnet dans lequel on peut coucher ses idées.

© Anna Hardy

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Au fait, c’est où le nord ?

Beaucoup de travail, pas énormément de temps pour le blog. Mais ça y est, je reviens enfin vous proposer une chronique. J’espère être plus rigoureuse dans mes publications même si mon boulot m’accapare pas mal. D’ailleurs, en parlant de job, je me suis dit que cela pouvait être intéressant de vous parler un jour de mon métier au sein d’un quotidien régional. Avec les mois, j’ai constaté que les gens connaissaient mal le fonctionnement d’un journal, le rythme de travail d’un journaliste. Il y a pas mal de clichés, de fausses idées, d’interrogations. Alors si ça vous intéresse, n’hésitez pas à me le dire dans les commentaires. Bon, maintenant, revenons à la chronique, car c’est bien pour ça que j’écris à la base. Aujourd’hui, je vais tenter de trouver le nord en me penchant sur le roman initiatique de Sarah Maeght.

Voilà un roman léger, frais, qui se fait miroir de notre quotidien. La vie de tous les jours, les bons moments, les tracas, l’amour, la haine. Quelques pas sur un chemin, puis le grand doute : « Au fait, c’est où le nord ? ». « Suis-je sur le bonne voie ? », « Est-ce vraiment ce que je veux ? » A 24 ans, Ella est un personnage très contemporain. Elle nous parle si facilement. Elle pourrait être notre voisine, notre meilleure amie ou bien une collègue de travail. C’est simple, Ella se glisse à nos côtés comme si elle existait pour de vrai. Je crois que ce que j’ai le plus apprécié dans ce livre, c’est cette simplicité. Pas de charabia, pas de fioritures. Ella vit au rythme des pages. Ella vit.

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