Pourquoi je n’ai pas aimé le film « Everything, Everything »

Il y a des histoires d’amour qui me font fondre et qui trouvent écho en moi. Et il y en a d’autres qui me laissent complètement indifférente, comme cela a été le cas avec « Everything, Everything ». J’ai d’ailleurs lutté avec moi-même pour ne pas m’endormir devant l’écran et pour laisser une chance à ce fameux film. Mais pas de bol, malgré la lutte, rien n’y a fait.  Je n’ai pas aimé.

Je tiens à préciser dans un premier temps que je n’ai pas lu la version littéraire. Je ne juge donc pas ce qui a été inventé sur le papier mais bel et bien ce que j’ai découvert au fil de l’adaptation cinématographique. Mais au fond, ai-je vraiment eu quelque chose à découvrir en regardant ce film ? Je n’en suis pas si sûre car je n’ai pas trouvé cette histoire attachante et intrigante, même si à première vue elle pouvait s’avérer originale. Il est vrai que ce n’est pas tous les jours qu’on suit le quotidien d’une jeune fille malade, qui ne peut pas sortir de chez elle au risque d’en mourir, et qui voit sa vie bouleversée par l’arrivée d’un nouveau voisin. Par amour, cette jeune femme va alors être prête à faire bien des choses. Si j’aime cette symbolique, cette idée que l’amour peut être plus fort que tout, je reste dubitative quant au déroulement et à la tournure que prend cette histoire sur l’écran.

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Quand « minion » rime avec déception

Cette fois, pas de sélection spéciale « bananaaaa », mais plutôt un article sur le film Les Minions et ma déception. Pendant des mois, on a fait monter la sauce. Pendant des mois, on nous a promis un dessin animé bourré d’humour, à la hauteur de Moi, Moche et Méchant. J’étais donc excitée comme une gamine de cinq ans à l’idée de poser mes fesses devant l’écran géant. Mais très vite, mon excitation est venue côtoyer les pâquerettes… Et j’ai commencé à arracher les pétales une à une. Je t’aime un peu, beaucoup, passionnément, pas du tout ? Moyennement.

Les_Minions affiche

L’idée de départ semblait pourtant bonne : faire un film sur l’histoire des minions et leurs débuts sans Gru, faire de ces personnages secondaires des héros. Comme ces petits bonhommes jaunes ont la côte, nous étions nombreux à sauter de joie en apprenant cette nouvelle. Mais il faut croire que tout le monde n’est pas fait pour être en plein milieu de la scène (ou du moins, pas comme ça). Et le business n’aidant pas, on se retrouve avec un dessin animé redondant et des spectateurs déçus.

Kevin, Stuart, Bob, désolé, mais vous méritiez tellement mieux.

Au début, on sourit, on s’esclaffe quelques secondes sur les bêtises et maladresses des minions. La narration n’est pas trop développée mais on se dit qu’après tout il faut que le dessin animé reste accessible aux enfants (même si je pense que ces derniers sont loin d’être idiots). Puis petit-à-petit, les gags se ressemblant presque tous, on désespère. Les « banana », « bello » et autres mots des minions en deviennent même agaçants (imaginez des lapins crétins qui crient toutes les cinq secondes « bwaaah »… oui, on a envie de se pendre…). On croise les doigts, on se dit que dans quelques minutes tout va s’arranger et que l’arrivée d’un nouveau personnage va apporter du pep’s à l’histoire. Que nenni.

L’arrivée de Scarlet Overkill et de son compagnon complètement barré vient plomber l’ambiance. J’ai jamais vu de méchants aussi nuls. Ils gigotent dans tous les sens, ils n’ont aucun charme (leur excentricité a fait péter leur jauge de charisme je suppose) et leurs voix sont insupportables. Je m’attendais à un meilleur doublage, surtout avec des acteurs comme Marion Cotillard et Guillaume Canet qui, d’habitude, parviennent à nous emporter avec eux. Mais malheureusement, ils se sont loupés. Excès et caricature ne font pas toujours bon ménage.

Et puis, avouons-le, actrice de renommée ou pas, Scarlet Overkill n’arrivera jamais à la cheville de Gru.

Voilà le véritable problème.

Gru, reviens, les minions sans toi, ce n’est pas pareil…