Les yeux, le miroir de l’âme ?

Un regard peut tout changer. Bouleverser votre vie en un battement de cils. Le jeune scientifique Ian Gray, personnage principal du film « I Origins », ne dira pas le contraire. Quelque peu fasciné par l’œil, ce jeune homme étudie l’évolution de cet organe, passe des heures avec un appareil photo autour du cou afin de pouvoir photographier tous les regards qu’il croise. Un jour, il tombe sur celui de Sofi. Stupeur et tremblements. Ce tournesol sur fond de ciel bleu vient s’immiscer dans ses pensées et dans son cœur. Il aime, et si son amour est sincère et profond, il ne sait pas encore que cet iris fera également valdinguer ses convictions…

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Les mots et maux d’un vampire en pyjama

Il y a des histoires qui nous sont contées avec des phrases si joueuses et si touchantes, avec un style si onirique et si poétique, qu’on en oublierait presque qu’elles ont été douloureuses à vivre et à porter. Mathias Malzieu, grand dompteur des mots, nous prouve encore une fois son talent avec « Journal d’un vampire en pyjama ».

journal-dun-vampire-en-pyjama-mathias-malzieu« Je suis un drogué du panache. J’ai des cavernes d’Ali Baba plein le crâne, à s’en faire claquer les orbites. Je ne m’ennuie jamais, sauf quand on me ralentit. J’ai dans le cœur un feu d’artifice. Véritable homme-volcan, c’est de la lave qui coule dans mon sang. Je cherche le spasme électrique de la surprise. Je ne sais pas vivre autrement. »

« Dernière discussion nocturne avec les nymphirmières. C’est un nouvel espoir que de ne plus les voir alors que je les aime. Je suis un vampire de l’amour. Elles sont des cigognes. Des passeurs de ballons fragiles. Elles accompagnent les patients du début à la fin. Elles disent que c’est normal, que c’est leur métier. Araignées tisseuses de coton adoucissant les angles acérés de la bulle, je ne vous remercierai jamais assez. »

Je ne mets que très rarement des citations dans mes chroniques. Je crois même que je n’en mets jamais. Si pour celle-ci j’ai choisi d’en incorporer, c’est tout simplement parce que cela ne sert pas à grand chose de vous expliquer par A+B ce qui rend le texte de l’auteur accrocheur. Les mots de Mathias Malzieu se suffisent à eux-mêmes. La preuve. C’est beau. Une telle plume fait rêver malgré la dureté du sujet. J’ai lu ce livre en une après-midi tellement j’étais captivée par les images, les métaphores, les descriptions. L’histoire en elle-même, (l’aplasie médullaire qu’a dû affronter l’artiste) aurait pu être difficile à lire s’il n’y avait pas eu toute cette beauté stylistique. C’est avec beaucoup de délicatesse, de justesse et de poésie que Mathias Malzieu nous raconte son expérience, sa lutte pour continuer à savourer la vie.

« Ma seule possibilité de résister, c’est d’écrire. L’urgence fait pousser des graines de livres en moi. Je les arrose toutes et m’applique à penser que je vais trouver mon haricot magique pour crever le plafond de l’hôpital. »

Ecrire « Journal d’un vampire en pyjama » a été pour Mathias Malzieu un moteur et une échappatoire. Tout au long de cet ouvrage autobiographique, nous comprenons que les mots ont été à la fois une véritable bouffée d’oxygène et une arme de combat. Sans eux, il aurait eu du mal à parcourir tout ce chemin. Mais ces derniers n’ont pas été les seuls à avoir un rôle important dans sa guerre contre la maladie. Son amoureuse Rosy, sa famille, certains de ces amis, les « nymphirmières » l’ont également aidé à tenir le coup. « Journal d’un vampire en pyjama », c’est une jolie ode aux mots, à la poésie, à la vie, mais aussi une belle déclaration d’amour à tous ceux qui l’ont accompagné pour qu’il puisse mettre de côté et abandonner son costume de vampire en pyjama.

Un sacré coup de pinceau

Retenez bien ce nom : Conrad Roset. Avec ses muses et son univers aux doux traits poétiques, cet artiste espagnol ne vous laissera pas de marbre.

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Oui, ça en jette. Conrad vous en met plein les yeux. Et en même temps, c’est délicat. Conrad vous installe dans un petit cocon où la gent féminine s’habille de toutes les couleurs. Les corps tout comme les pensées s’enveloppent de teintes pastel ou électriques. Les femmes inspirent ce passionné. Mesdames sont ses muses. A elles seules, elles forment sa composition la plus personnelle.

« I search the beauty the body exudes, I like drawing the female figure »

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Un sacré coup de pinceau n’est-ce pas ?

Pour moi, c’est un sacré coup de coeur ! Cela fait un moment que j’ai repéré cet artiste et même après avoir contemplé de multiples fois son travail, je suis toujours autant bluffée. Ses muses sont charismatiques, elles captent si facilement le regard qu’on a l’impression qu’il n’y a rien de plus simple que de réaliser de tels dessins. (Mais n’est pas Picasso qui le veut. Autant le dire tout de suite, mon coup de pinceau est plutôt pathétique.)

Sachez que Conrad Roset ne se limite pas qu’à des créations intimes. C’est un artiste freelance qui utilise également son talent pour des publicités comme le montre cette vidéo conçue pour un hôtel de Cancùn.

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Conrad participe aussi à d’autres projets comme la création d’albums illustrés. Par exemple, dans le livre Ensueños, il conte à l’aide de ses aquarelles les rêves de différents personnages. Blanche Neige, le Petit Chaperon Rouge, Mary Poppins n’ont alors plus de secrets pour les lecteurs. Voyage au pays des songes et des souhaits.

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Actuellement, l’illustrateur espagnole travaille sur un nouveau livre nommé Marabilia. Une fois de plus, les femmes sont au coeur de ses réalisations. Je n’en dis pas plus et je vous laisse admirer.

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mara 2Alors, qu’en pensez-vous ?