Jane Austen fait tomber les masques

Aujourd’hui, parlons d’œuvres classiques ! Et plus particulièrement, parlons de Jane Austen et de son ouvrage qui en a marqué plus d’un, c’est-à-dire « Orgueil et préjugés ». Savoureux mélange entre une romance et une critique sociale, ce livre nous plonge au tournant des XVIIIe et XIXe siècles, dans le quotidien de jeunes Anglaises issues de la « bonne société ». Seule carrière possible pour ces dernières : devenir l’épouse d’un homme haut placé ou au porte-monnaie bien rempli. A l’heure où les droits des femmes sont encore remis en question, cette histoire bouscule encore plus notre conscience et nous rappelle qu’il y a encore beaucoup d’actions à entreprendre, même si plusieurs années nous séparent d’Elizabeth et de ses sœurs !

Il n’y a pas de doute, ce roman porte bien son titre. Dans une société où les apparences sont de rigueur et rythment chaque journée, les préjugés vont bon train. Ces femmes de « bonne famille » vivent dans la superficialité. Ce n’est pas totalement de leur faute car c’est ce qu’on attend d’elles. A cette époque, les bourgeoises se doivent être de belles plantes, cultivées (mais pas trop), prêtes à donner de nombreux enfants à leurs époux ou futurs maris. Tout ce décorum, toutes ces obligations font d’elles des personnes facilement sujettes aux stéréotypes. Elles les subissent et les créent aussi. Tout comme les hommes. Une case, une classe sociale pour chacun. Le chemin semble déjà tracé. Doté de la raison et de la réflexion, l’être humain est cependant habité par des sentiments qui viennent compliquer à peu plus ses relations et renforcer ses préjugés. L’orgueil est ici pointé du doigt, ou plutôt de la plume. A travers sa narration, Jane Austen ne manque pas de prouver aux lecteurs combien ce sentiment peut les faire passer à côté de quelque chose ou de quelqu’un.

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