Pour que la lune éclaire leurs pas et nos regards

Le sujet est récurrent. Il revient à chaque fois sur le tapis, qu’on le veuille ou non. Chacun à son avis, chacun à son discours face à l’arrivée massive de migrants dans les pays européens. C’est un sujet très polémique qui, au lieu d’attirer la bienveillance, attise souvent la haine et la colère. Certains jugent sans connaître, sans savoir ce que toutes ces personnes qui fuient ont enduré. Certains sont prêts à tout pour les aider. D’autres créent des récits pour pousser les citoyens à ouvrir les yeux. Le temps d’une lecture, le parcours du combattant de ces migrants devient le nôtre. On ne peut alors que remercier ces auteurs, comme Nadia Hashimi, qui prennent la plume pour mieux éclairer les pas de l’humanité.

J’en ai lus des commentaires haineux, j’en ai entendu des propos mal intentionnés dans le cadre de mon métier. Je me souviens d’ailleurs d’un message en particulier : « S’ils avaient vraiment des couilles, ils resteraient dans leur pays pour se battre. » Un concentré d’égoïsme et d’ignorance dans une seule phrase. Comment rester calme face à ces dires ? On se force à rester indulgent car on sait également que les Français souffrent, que le quotidien est loin d’être facile. Mais quand on prend le temps de se pencher sur celui de ces migrants, comment peut-on affirmer qu’ils devraient rester chez eux ? Je trouve qu’il est bien prétentieux de déclarer de telles choses quand on sait qu’on aurait été nombreux à fuir notre pays si on avait connu le même quotidien. Bien entendu, ceci n’est que mon point de vue. Une opinion qui s’appuie sur des rencontres. Car en tant que journaliste, j’ai déjà croisé à plusieurs reprises des réfugiés. Déjà imprégnée par leurs histoires, c’est donc avec beaucoup d’intérêt que je me suis intéressée au récit livré par Nadia Hashimi dans « Si la lune éclaire nos pas ».

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Perles d’espoir pour les femmes afghanes

Alerte, alerte ! Petit bijou littéraire ! Si vous n’avez pas encore l’ouvrage « La Perle et la Coquille » de Nadia Hashimi dans votre bibliothèque, il va falloir y remédier très vite. Ce récit de vie est à couper le souffle. Sa beauté et sa cruauté vous scient sur place. Les femmes afghanes que vous allez découvrir à travers cette histoire vont vous dévoiler un beau message : sous les coquilles les plus brutes, les plus abîmées, peuvent se cacher les plus belles perles.

la-perle-et-la-coquilleLa vie n’est pas un long fleuve tranquille. Loin de là. Il faut souvent se battre pour arriver à ses fins, ou tout simplement, pour vivre sereinement. Un paradoxe. Lutter pour vivre apaisé et en accord avec ses idées. Dans des pays comme l’Afghanistan, cette lutte est encore plus rude. Surtout pour les femmes. Avec « La Perle et la Coquille », Nadia Hashimi montre à quel point la vie des femmes afghanes est bridée. Par les mœurs, les traditions, le sexisme, la religion. Que l’on soit féministe ou pas, il est très difficile de rester insensible face aux histoires de Rahima et Shekiba. Pour ma part, cet ouvrage m’a mis les nerfs à vif très régulièrement. Même trop souvent. Ce n’est pas un défaut, bien au contraire. Cela prouve que l’auteure parvient parfaitement à nous retranscrire, à nous partager, à nous faire vivre les malheurs et les galères rencontrés par nos deux héroïnes. Les personnages secondaires ont aussi leur lot d’obstacles à affronter. « La Perle et la Coquille », c’est un concentré de nausées, de haut-le-coeur, d’envies de crier. Un mélange de bon et de mauvais. C’est un reflet réaliste de la société afghane à différentes périodes historiques.

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