Juger un livre par sa couverture

Je suis toujours la première à flancher devant une belle couverture. J’ai beau savoir que le contenu n’est pas forcément à la hauteur de la forme, mes yeux brillent et une petite voix au fond de moi me susurre « achète-moi ». Dans tous les cas, même si je parviens à résister à la tentation, une jolie première de couverture me pousse toujours à découvrir la quatrième, à lire le résumé, à survoler les pages. Elle crée de l’intérêt, suscite ma curiosité. C’est pourquoi j’avais très envie de refaire un petit article sur le rendez-vous « Juger un livre par sa couverture », découvert sur le blog Inside the magical box.

Après la couleur menthe et les couvertures spécial Halloween, c’est la couleur bleu foncé qui est à l’honneur !

couvertures bleu foncé

Et vous, quel est le livre « couleur bleu foncé » qui vous attire ?

Un remède pas si mortel

Le remède mortelSi les deux premiers tomes de la trilogie « L’Épreuve » m’ont captivée et complètement retournée grâce à leurs rebondissements, je ne peux pas en dire autant du dernier livre. Certes, j’ai passé un bon moment en découvrant ce que nous réservaient les chapitres mais j’ai trouvé que le rythme de l’histoire s’était essoufflé et que cette dernière manquait cruellement d’actions, contrairement à ce que l’auteur nous livrait dans « Le Labyrinthe » et « La Terre brûlée ». Pas d’expression « c’est mortel ! » pour qualifier cet ouvrage mais un simple adjectif : correct. Je m’attendais à mieux, mais cela aurait pu être pire. Malgré des défauts, le récit de James Dashner tient quand même la route.

Comme dans les deux précédents tomes, nous retrouvons l’écriture fluide de l’auteur. Des phrases généralement courtes, qui vont droit au but et qui ne passent pas trois milles descriptions pour transmettre au lecteur le ressenti de Thomas. Tout du long, nous sommes donc aux côtés de ce personnage principal qui semble avoir un rôle très important dans cette marche au remède. Contrairement aux deux précédents tomes, Thomas n’accepte plus de suivre les exigences du WICKED. Il est déterminé à aller à contre-courant. Pas facile alors pour le groupe ennemi du jeune héros de le convaincre de chercher la solution à tous les maux de la planète. Ce comportement pourrait alors favoriser l’action, l’enchaînement de rebondissements. Mais non. J’avais l’impression en lisant cette troisième partie d’être beaucoup plus dans la réflexion et le doute. Car c’est ce qui anime principalement Thomas. A-t-il raison de fuir ? De refuser de rentrer une nouvelle fois dans le jeu du WICKED ? Il y pense constamment et le rythme du récit s’en ressent. On avance à petits pas.

Heureusement, malgré cette lenteur, l’histoire reste intéressante. On n’a pas de réponse à toutes nos questions, mais en règle générale, l’intrigue s’éclaircit. Certaines personnes, poussées par leur envie de trouver le remède, sont prêtes à tout pour y arriver et ce sont elles qui donnent un sens à toutes ces tragédies et ces sacrifices. Leur folie au nom de la science. On se rend compte également que les humains, et plus particulièrement les hommes haut placés, sont responsables de l’existence de la Braise. A force de vouloir tout contrôler, l’être humain en oublie qu’il doit laisser faire la Nature. Les immunisés sont pourtant le parfait exemple de ce rôle tenu par cette Nature. James Dashner, à travers son récit et son choix de fin, montre donc qu’il est important par moment de mettre de côté cette notion de contrôle. Pour continuer à exister, l’humanité doit accepter son erreur et ne pas chercher à la réparer. Si j’ai eu du mal avec le rythme narratif, j’ai apprécié certains éléments narratifs, certains messages véhiculés par l’auteur, et la fin de l’histoire (qui reste d’une certaine manière ouverte et permet au lecteur de s’imaginer ce qu’il veut pour l’avenir des hommes).

Pour ceux qui souhaitent lire une autre chronique afin d’avoir d’autres éléments d’information, direction le blog de Petite Plume !

La petite voleuse, les livres et la Mort

Markus-ZUSAK--La-Voleuse-de-livres2L’ouvrage « La Voleuse de livres » s’est installé sur de nombreuses tables de chevet depuis sa publication. Difficile en effet de résister à l’originalité de son histoire : la Mort qui conte sa rencontre avec Liesel, une jeune Allemande qui grandit pendant la Seconde Guerre mondiale. A travers ce récit, naît un enchevêtrement d’autres rencontres. Rudy, le meilleur ami, Hans et Rosa, les parents nourriciers, Max Vandenburg, le boxeur juif. Au fil des pages, la Mort nous captive avec son récit. Entre abattement et vent de liberté, cette histoire nous rappelle que l’humanité est capable des pires horreurs comme des plus beaux gestes.

J’ai lu ce livre après avoir vu l’adaptation cinématographique. Même si je me rappelle avoir apprécié le film, j’en garde un souvenir assez flou, le visionnage remontant à bientôt deux ans. Je n’ai donc pas été gênée pendant ma lecture. Les personnages ont certes emprunté le visage des acteurs, mais le reste s’est laissé emporter par le fruit de mon imagination et par l’histoire racontée par la Mort en personne. Tiens, en parlant de la Mort, c’est d’ailleurs elle qui m’a le plus plu dans cet ouvrage. Son rôle de narratrice, son regard sur les hommes, son intérêt pour Liesel la petite voleuse de livres donnent une autre vision de l’Histoire. Ce récit n’aurait pas eu la même résonance en moi sans l’intervention de la dame en noir. J’aime lire des ouvrages, regarder des films et des documentaires traitant de la Seconde Guerre mondiale. C’est une période qui me fait froid dans le dos et dont j’ai envie de tirer des leçons. Mais parmi toutes les œuvres qui évoquent cette époque, il est assez difficile de trouver une perle rare. « La Voleuse de livres » en est une. Et ce grâce à son originalité narrative.

Le style d’écriture a également été très bien travaillé. Markus Zusak met en place l’histoire à travers des images simples mais pertinentes. Je ne savais pas du tout que ce roman était au départ destiné aux jeunes adultes, mais quand j’ai réalisé ce fait et entrepris ma lecture, j’ai trouvé que langage et le ton utilisés étaient juste ce qu’il fallait. Élaborés sans être pour autant trop sophistiqués. Les pages se lisent à vive allure. Les descriptions et les dialogues sont loin d’être pompeux. L’auteur a parfaitement dosé ses écrits pour permettre aux adolescents de se projeter dans son récit. Et bien évidemment, son style peut tout à fait convenir aux adultes. Pour ma part, j’ai été conquise ! J’ai particulièrement apprécié les petits paragraphes ajoutés en gras au fil du texte, sortes de petits post-it, annotations apportées par la Mort. Cela cassait le rythme et permettait d’aller droit au but. A côté de la narration et du style, il y a bien sûr les personnages. Et autant vous dire qu’ils sont très attachants. Tout du moins, les principaux. D’autres personnages sont aussi horriblement détestables. Markus Zusak parvient à faire naître en nous toute sorte de sentiments. Et ça, c’est encore plus agréable.

« La Voleuse de livres » fait maintenant partie des ouvrages que je prendrai plaisir à offrir à des amis et à des membres de ma famille ! Et si vous cherchez un roman historique et original, je ne peux que vous recommander celui-ci.

 

Tourner les pages

Mes idées ne sont pas forcément les meilleures, mais comme j’aime partager, je me suis dit que cela pouvait être intéressant de faire un article sur des idées de lecture. Voici donc trois ouvrages qui pourraient vous plaire ! J’ai choisi en priorité des ouvrages contemporains car c’est ce que je lis en ce moment.

TroisIdéesso

Pars avec luiJe n’avais jamais lu Agnès Ledig jusqu’à ce que « Pars avec lui » tombe entre mes mains. Cet ouvrage m’a beaucoup fait pensé à « L’instant précis où les destins s’entremêlent » d’Angélique Barbérat, mais cela n’a en rien gâché ma lecture. Même s’il y a des thèmes communs (l’amour, le destin, les violences conjugales…), l’histoire écrite par Agnès Ledig est poignante. Juliette, une infirmière embourbée dans sa vie et dans ses illusions, et Roméo, un jeune pompier tombé du huitième étage pour sauver un enfant, nouent une relation attendrissante. Leur rencontre est de celles qui vous font avancer,  de celles qui créent un déclic. Bien sûr, il n’est pas évident de se défaire de son passé et de ses doutes d’un seul coup. L’être humain est le premier à se poser des obstacles. A se juger. A regarder en arrière. Contrairement aux personnages de Shakespeare, Roméo et Juliette ne se rapprochent pas ici sous l’effet du coup de foudre. Leurs sentiments apparaissent au fil du temps. Ce sont deux grands blessés qui ressentent le besoin de s’apprivoiser et de s’aimer pour panser leurs blessures. « Pars avec lui » est un concentré d’humanité, de haine et d’amour.

la petit fille qui avait avalé un nuage grand comme la tour eiffelVoilà un conte des temps modernes tendre, loufoque et surprenant. Certains n’aimeront peut-être pas le style de l’auteur, les nombreuses références utilisées par ce dernier, mais en tout cas, pour ma part, j’ai adoré. J’ai lu cet ouvrage en deux jours, même pas. Si le titre du livre est très poétique, l’histoire l’est tout autant. Derrière l’humour de Romain Puertolas se cache une poésie à couper le souffle. Les mots sont grinçants, piquants mais le récit est fait de coton, de l’amour d’un homme pour une femme, et de l’amour de cette femme pour une petite fille malade. Je n’ose pas vous en dire plus de peur de dévoiler trop de choses sur cette histoire qui m’a surprise. Surtout à la fin. Je ne m’y attendais pas. Vraiment. Peut-être que certains comprendront le retournement de situation dès les premières pages, mais de mon côté, cela a fait l’effet d’une bombe. Je crois que je me souviendrais de cette fin pendant un bon bout de temps !

9782290039663_DeuxPetitsPasSurLeSableMouille_couv.inddUne histoire vraie. Bouleversante. « Deux petits pas sur le sable mouillé » m’a fait verser des larmes dès les premières pages. Pendant toute ma lecture, je n’ai pu empêcher ce flot lacrymal de couler. Anne-Dauphine Julliand dévoile avec tellement de justesse la maladie rare de sa petite Thaïs qu’on ne peut rester insensible. Ça vous prend aux tripes. Vous avez envie de crier devant tant d’injustice. Pourquoi cette petite fille doit-elle vivre ça ? Elle est si jeune. Elle a encore beaucoup de choses à connaître et à ressentir. Et pourtant, son corps la lâche. Petit-à-petit, Thaïs s’immobilise. Mais ses yeux, eux, continuent de briller et de respirer la joie de vivre. Du haut de ses quelques années, elle nous donne une belle leçon de vie.

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Et vous, quels sont vos idées de lecture ?

Dix-sept ans et un avortement

En 2016, les femmes sont libres d’avorter. C’est écrit dans la loi. C’est écrit dans notre Histoire grâce à des personnes comme Simone Veil. Puisqu’il en est ainsi, puisque c’est écrit, beaucoup de Français pensent que le droit à l’IVG est acquis, qu’il n’y a plus besoin de se battre, de descendre dans la rue pour le protéger. Pourtant, ce droit est fragile.

C’est une chrysalide qui peut se fendre, mourir à tout moment. C’est un bout de papier que l’on peut brûler, déchirer sous le coup de l’entêtement. En France, contrairement à ce que l’on pourrait penser, beaucoup de femmes rencontrent des difficultés pour avorter, certaines sont obligées d’aller à l’étranger parce qu’on leur a mis des bâtons dans les roues. Un comble. Il y a la haine, les opposants à ce droit, les législations qui reviennent en arrière (en Espagne par exemple), les hommes et femmes politiques qui parlent d’avortement de confort. Colombe Schneck a alors ressenti le besoin de parler, de raconter son histoire pour dire : vous avez tort, c’est mon corps, ma liberté, mon droit et celui de toutes les femmes.

Si vous avez l’habitude de me suivre sur les réseaux sociaux et de lire mon blog, vous avez peut-être remarqué que le droit à l’IVG est un droit qui me tient à cœur. J’ai d’ailleurs consacré mon webdocumentaire de deuxième année de master à ce sujet (vous pouvez le retrouver ici si ça vous intéresse). Il était donc inévitable que je finisse par lire ce récit autobiographique.

Dix-sept ans Colombe SchneckDix-sept ans est un livre court mais poignant. De petit chapitre en petit chapitre, Colombe Schneck revient sur cet événement inattendu. Des phrases simples, belles, sans fioritures.  L’auteure va à l’essentiel, elle n’a pas besoin d’en faire trop pour qu’on la comprenne. Avant la nouvelle de la grossesse, c’était la liberté, l’insouciance, le désir, la découverte de l’autre. Quand on a dix-sept ans, on a le sentiment de tenir les rênes. Quand on a dix-sept ans, que l’on vit au sein d’une famille qui nous respecte et nous écoute, on a la sensation de voler, de maîtriser l’envol comme l’atterrissage. Mais quand on a dix-sept ans, on peut aussi se tromper, commettre une erreur et louper la réception.

Pour continuer à être libre et pour rattraper cette réception ratée, Colombe choisit l’IVG. Alors qu’elle n’a pas de doute concernant ce choix, elle ressent quand même une gêne. L’avortement a beau être autorisé par la loi, il reste tabou. L’acte reste caché, tapis dans l’ombre, il doit être un poids, sonné grave. Pendant des années, Colombe n’en a jamais parlé, jusqu’à ce livre dans lequel elle écrit et démontre que, finalement, l’avortement ne doit pas être une honte. Oui, l’IVG n’est pas un acte anodin, mais non, il ne détruit pas forcément. L’IVG a fait de Colombe la femme qu’elle est aujourd’hui.

« J’en suis persuadée, c’est un garçon, un bébé d’hiver, né il y a trente ans, qui m’a permis d’être libre, d’être tour à tour, selon mon choix, étudiante, voyageuse, amante, épouse, mère, lectrice, touriste, journaliste, écrivain. »

Si vous souhaitez lire le témoignage d’une femme ayant choisit l’avortement, je ne peux que vous conseiller celui-ci. Rapide mais intense.

L’effet « Passe-Miroir » !

HS_passe_miroirok.inddExigeant. S’il y a bien un terme que je dois utiliser pour décrire mon état d’esprit au début de ma lecture du tome 1 de La Passe-Miroir, c’est bien celui-ci. Après avoir lu de nombreux avis positifs sur la blogosphère, je ne pouvais qu’avoir de multiples attentes et croiser les doigts pour que le livre soit à la hauteur de mes espérances. Tant de personnes le mettent sur un piédestal que j’avais fortement peur d’être déçue et de ne pas ressentir la même exaltation. 

Roulement de tambours. Ai-je apprécié ? Adoré ou détesté ?

Que les admirateurs de cette saga se rassurent, j’ai, à mon tour, succombé. Vous comptez une fan de plus dans vos rangs ! Je crois bien que c’est la première fois, depuis que j’ai lu toute la série Harry Potter, que je ressens le même emballement que pour les héros créés par J.K Rowling. Je vous jure que je ne mens pas, j’ai lu ce livre en même pas deux jours tellement j’étais plongée dans l’histoire. Tourner les pages de ce tome était devenu totalement addictif. J’avais beaucoup de mal à le poser quelques minutes pour faire une pause.

D’ailleurs, Christelle Dabos, si vous passez un jour par ici (oui, oui, là je rêve mais on ne sait jamais), j’ai une seule chose à vous dire : merci ! Merci d’avoir pris votre plume pour donner vie à la Citacielle, à Ophélie et à Thorn.

« Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l’arche d’Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d’un complot mortel. Une héroïne inoubliable, un univers riche et foisonnant, une intrigue implacable. »

Maintenant que j’ai copié/collé le résumé et mis en gras certains mots, je vais me lancer un peu plus dans les explications en me focalisant justement sur les termes écrits en bold (comme ça, j’aurais moins de mal à classer mes idées, parce qu’il faut que je le reconnaisse, mon emballement pour cette histoire a mis la pagaille dans ma tête, impossible d’écrire une chronique qui tienne la route sans partir dans tous les sens) !

Ophélie : Enfin un personnage naturel, qui n’est ni Miss Univers ni une héroïne niaise ! D’une certaine manière, elle me fait penser à Hermione. Ophélie a un fort potentiel intellectuel, c’est une bosseuse et elle se moque bien du regard des autres. De plus, son rôle est bien plus important qu’elle ne le pense. Elle n’est pas seulement un des personnages principaux, elle est LE personnage, celui qui donne un sens aux comportements et aux agissements des autres. Celui sur qui tout repose. Et ça, ça fait du bien ! Pour une fois que l’histoire ne repose pas sur une fille cucul la praline !

Thorn : Personnage froid, antipathique et pas non plus « super canon », Thorn n’a pas tout de suite fait battre mon cœur. Une fois de plus, je dois encore applaudir l’auteure pour s’être éloignée des codes de ce genre littéraire. Non, Thorn n’est pas un BG et il ne le sera sans doute jamais. C’est un homme énigmatique, difficile à cerner aussi bien pour Ophélie que pour le lecteur. J’ai encore mille et une questions le concernant et j’espère que le deuxième tome fera un peu tomber le mystère.

Le Clan des Dragons : Dans les dystopies, on retrouve régulièrement des clans, une population divisée par des catégories sociales. Ici, dans La Passe-Miroir, ce sont les pouvoirs qui créent les groupes et j’apprécie cette idée. Chaque groupe a sa particularité, certains nous font envie, d’autres nous donnent des frissons. Personnellement, je n’aimerais pas trop être ennemie avec Les Dragons. Ça doit faire mal. Très mal. Et je crois qu’Ophélie ne dirait pas le contraire.

Un univers riche et foisonnant : La Passe-Miroir, Les Fiancés de l’hiver n’est pas une simple dystopie, l’écrivain a élaboré tout un monde. Un monde complexe, dispatché, animé par de la magie, des repères mythologiques et des désirs individuels. Cela vaut vraiment le coup de le découvrir. Et je sens que cet univers nous réserve encore plein de belles surprises pour les autres tomes.

Intrigue implacable : Je veux et j’exige le tome 2 immédiatement ! Je veux connaître la suite de l’intrigue !

 

juger un livre par sa couverture 2

Même si je ne suis pas particulièrement fan de la fête d’Halloween (coucou, je suis une trouillarde), je me suis dit que cela pouvait quand même être sympathique de m’inspirer de cet événement annuel pour un article sur mon blog. J’ai donc choisi de reprendre le rendez-vous « Juger un livre par sa couverture » et de le faire version effrayante 🙂 (bon, pas trop, je suis une trouillarde ne l’oublions pas, alors on va dire version joliment perturbante). J’espère que les premières de couverture choisies vous plairont !

juger un livre pas sa couverture halloween

Quelle est votre première de couverture préférée ?

La Terre Brûlée : le livre vs le film

C’est grâce à l’adaptation cinématographique du Labyrinthe que j’ai découvert la trilogie de James Dashner. Avant cette découverte visuelle, je n’avais pas vraiment fait attention à cette dystopie. Il y a tellement de livres de ce genre qui sont actuellement publiés qu’on finit un peu par se perdre et par louper des ouvrages pourtant très réussis. Heureusement pour moi, le business du grand écran et son intérêt grandissant pour ce type de récit m’ont évité de passer totalement à côté de cette série littéraire. Une fois le film terminé (petite chronique par ici), je n’avais qu’une envie : lire l’oeuvre originale. Et je n’ai pas été déçue. Je dirais même que le plaisir est allé crescendo. Les quelques différences avec l’adaptation cinématographique ne m’ont en rien gênée. J’ai adoré découvrir d’autres aspects, avoir plus de détails. Je m’attendais donc à vivre la même chose avec La Terre Brûlée. J’ai vu le film puis j’ai lu le tome 2. Et là, catastrophe.

La terre brulee

Pourquoi ? Mais pourquoi le réalisateur et le scénariste ont-ils à ce point changé l’histoire ?

N’ayant pas lu le tome 2 avant de voir le film, j’ai particulièrement apprécié ce dernier sur le moment (moins que la première adaptation mais j’étais quand même captivée). De l’action, de la peur, du suspens. Les bons ingrédients pour attraper le regard et l’attention du spectateur (Minho ❤ sur toi ! Que toutes celles qui aiment son joli minois lèvent le doigt !). Comme pour Le Labyrinthe, j’avais donc hâte de lire l’original.

J’ai commencé à lire La Terre Brûlée peu de temps après le visionnage. L’histoire présentée dans le film était encore bien ancrée dans ma petite tête. Plus je lisais, plus je me repassais les images de l’adaptation, et plus je flairais l’entourloupe. Je croisais les doigts, espérais que j’allais retrouver ce que j’avais vu sur l’écran. Mais non. Excepté deux-trois scènes, le livre était complètement différent. Bonjour la déception. Enfin, quand je parle de déception, mon ressenti concerne essentiellement le film. Ma lecture m’a en quelque sorte ouvert les yeux. Le film n’était en réalité pas à la hauteur de la version originale. L’ouvrage en lui-même m’a beaucoup plu. J’ai largement préféré l’histoire racontée sur le papier que celle dévoilée sur l’écran, car dans la version littéraire, les personnages doivent une fois de plus se surpasser pour faire face à la deuxième épreuve imaginée par le WICKED, ils ne cherchent pas à fuir, à ça non (bon dieu, pourquoi les ont-ils fait fuir comme des lapins dans le film ? On perd la notion d’épreuve, une notion qui est d’ailleurs plus que suggérée dans le titre de la série – n’oublions pas que cette dernière s’intitule L’Épreuve). Thomas, Newt, Minho et les autres blocards sont en mode « survie » et « guerrier ». Ils veulent réussir cette épreuve et en finir avec les Créateurs. Teresa, quant à elle, a un rôle beaucoup plus poignant et détestable dans le livre que dans le film. Elle inspire la rage (on a envie de l’étrangler et en même temps on admire sa force de caractère). Son absence, puis sa présence et son comportement étrange rendent ainsi l’épreuve encore plus difficile.

Je comprends que des éléments soient modifiés pour les besoins d’une adaptation, mais concernant La Terre Brûlée, les changements ont été beaucoup trop conséquents et viennent jusqu’à effacer le leitmotiv de l’histoire : l’épreuve. Il n’est alors plus question de parler « d’adaptation », il semble plus juste de présenter le film comme une réécriture. Et encore…

Que celles et ceux qui mettent un point d’honneur à ce qu’une adaptation respecte un minimum sa version originale passent leur chemin, ou du moins, évitent de dépenser quelques billets en allant voir celle-ci au cinéma. Un petit streaming fera bien l’affaire 😉

Du côté de chez America

Ce n’est pas l’écriture du siècle ni l’histoire la plus originale, mais La Sélection de Kiera Cass parvient quand même à vous happer. Du moins, c’est ce qui s’est passé avec moi. J’ai lu ce premier tome d’une traite, j’ai avalé les chapitres sans me rendre compte que j’approchais de plus en plus des dernières lignes.

la sélection

Le point fort de ce livre est, je dirais, son personnage principal. America Singer est une toute jeune femme, membre de la caste Cinq d’Illéa (anciennement les Etats-Unis), celle des artistes (tiens, tiens, encore une dystopie qui repose sur des catégories sociales bien spécifiques). Elle est talentueuse en plus d’être très jolie. Douée au piano, au violon, tout comme au chant, elle a de quoi faire chavirer les cœurs. Pourtant, America n’a pas conscience de ses atouts. Elle est pleine d’humilité et c’est avec beaucoup de douceur et de simplicité qu’elle mène sa vie, soutient sa famille, travaille pour les castes supérieures. Une telle modestie pourrait par moment se transformer en niaiserie, mais là, c’est mal connaître la musicienne. Elle a du caractère. Elle veut choisir son destin malgré les règles imposées par la monarchie (ou celles tout simplement dictées par sa mère). Elle n’hésite pas à contourner les lois pour voir celui qu’elle aime, Aspen. Elle est prête à devenir une Six pour être auprès de lui, pour sentir son cœur battre encore et encore. L’amour qu’elle porte pour lui est sa force, il la rend courageuse, aventurière.

Mais cet amour est également sa faiblesse. America est vraie, elle ne joue pas avec ses sentiments. Elle les suit, coûte que coûte. Alors quand Aspen lui demande de participer à la « sélection » organisée par la famille royale afin de trouver une épouse pour Maxon, l’héritier du trône, elle accepte par amour pour lui. Son cœur lui dit de respecter cette demande. Et puis, sa tête la convainc que sa participation comptera pour du beurre, qu’elle n’ira pas plus loin que la première étape et qu’elle gagnera un peu d’argent au passage. Humilité et envie d’indépendance quand vous nous tenez.

Sélectionnée, la jeune femme se retrouve en concurrence avec trente-quatre autres candidates.

Sur la quatrième de couverture, il est écrit : « Puis, America rencontre le Prince. Et tous les plans qu’elle avait échafaudés s’en trouvent bouleversés… »

Ce descriptif laisse penser que l’héroïne tombe rapidement amoureuse de Maxon, qu’en deux secondes chrono elle oublie son premier amour et que toute l’histoire repose sur les rivalités entre candidates, les coups bas, les querelles de gamines. Ce qui n’est pas le cas ! (bon, oui, il y a quand même des disputes car il s’agit d’une compétition, mais ce n’est pas non plus le leitmotiv de ce récit)

America souffre. Aspen s’est retourné contre elle avant même de savoir qu’elle était sélectionnée. Le voyage ne se fait pas sans douleur. La rupture est difficile à encaisser. Ce n’est donc pas Maxon qui chamboule tout. D’ailleurs, America ne se bat pas pour séduire ce dernier. Toujours pleine d’humilité, elle vit cette aventure avec justesse, profite de cette coupure pour se reconstruire.

La « sélection » est une parenthèse, mais attention, une parenthèse qui pourrait quand même tout changer (je n’en dis pas plus ^^ je préserve un peu de suspens).

C’est donc avec surprise que j’ai adhéré à cette histoire ! Malgré quelques petits bémols du côté historique (la transformation des Etats-Unis en Illéa est abordée de manière succincte, nous ne savons pas grand chose sur les problèmes, les crises, les guerres qui ont entraîné ce changement et l’apparition des castes), La Sélection est un livre qui a du charme et qui doit beaucoup à sa protagoniste. Je vous le conseille, vous allez passer un agréable moment 🙂

juger un livre par sa couverture

Il paraît qu’il ne faut jamais juger un livre en se basant sur sa première de couverture. Quelle soit jolie, étrange, délicate ou horrible, celle-ci n’est pas systématiquement à l’image du contenu. Pourtant, force est de constater qu’on se laisse souvent influencer par le visuel. Moi la première ! Même si elle n’est pas forcément en adéquation avec le fond, la forme reste importante. C’est elle qui nous amène, avec le titre, à retourner le livre pour lire la quatrième ou à l’ouvrir pour commencer l’histoire. Alors, lorsque j’ai découvert le rendez-vous « Juger un livre par sa couverture » sur le blog Inside the magical box, j’ai eu immédiatement envie de joindre le mouvement.

Le principe de ce rendez-vous : sélectionner plusieurs couvertures que l’on aime et les partager. Il est aussi possible de choisir un thème, de suivre un code couleur pour établir cette sélection.

Pour cette première édition sur mon blog, j’ai donc choisi la couleur menthe comme ligne directrice (j’ai un gros gros faible pour cette couleur en ce moment).

couleur menthe

Et vous, quel est le livre « couleur menthe » qui vous attire ?