Jane Austen fait tomber les masques

Aujourd’hui, parlons d’œuvres classiques ! Et plus particulièrement, parlons de Jane Austen et de son ouvrage qui en a marqué plus d’un, c’est-à-dire « Orgueil et préjugés ». Savoureux mélange entre une romance et une critique sociale, ce livre nous plonge au tournant des XVIIIe et XIXe siècles, dans le quotidien de jeunes Anglaises issues de la « bonne société ». Seule carrière possible pour ces dernières : devenir l’épouse d’un homme haut placé ou au porte-monnaie bien rempli. A l’heure où les droits des femmes sont encore remis en question, cette histoire bouscule encore plus notre conscience et nous rappelle qu’il y a encore beaucoup d’actions à entreprendre, même si plusieurs années nous séparent d’Elizabeth et de ses sœurs !

Il n’y a pas de doute, ce roman porte bien son titre. Dans une société où les apparences sont de rigueur et rythment chaque journée, les préjugés vont bon train. Ces femmes de « bonne famille » vivent dans la superficialité. Ce n’est pas totalement de leur faute car c’est ce qu’on attend d’elles. A cette époque, les bourgeoises se doivent d’être de belles plantes, cultivées (mais pas trop), prêtes à donner de nombreux enfants à leurs époux ou futurs maris. Tout ce décorum, toutes ces obligations font d’elles des personnes facilement sujettes aux stéréotypes. Elles les subissent et les créent aussi. Tout comme les hommes. Une case, une classe sociale pour chacun. Le chemin semble déjà tracé. Doté de la raison et de la réflexion, l’être humain est cependant habité par des sentiments qui viennent compliquer à peu plus ses relations et renforcer ses préjugés. L’orgueil est ici pointé du doigt, ou plutôt de la plume. A travers sa narration, Jane Austen ne manque pas de prouver aux lecteurs combien ce sentiment peut les faire passer à côté de quelque chose ou de quelqu’un.

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Le talent d’Oriol Angrill Jordà

On pourrait croire qu’il est photographe et qu’il maîtrise parfaitement Photoshop et les montages. Mais non, Oriol Angrill Jordà est bel et bien un peintre et un illustrateur. Pas de flash, pas de reflex, l’artiste espagnol fait tout avec ses mains. A coups de crayon ou de pinceau, il immortalise la beauté humaine, la vie réelle, le quotidien.

Oriol Angrill

Quand je suis tombée pour la première fois sur le travail d’Oriol Angrill Jordà (d’ailleurs, je m’en souviens très bien, c’était sur le blog ça j’aime bien), je suis restée bouche bée. J’avais du mal à croire que j’avais affaire à un illustrateur. Et je pense que vous serez d’accord avec moi : il y a tellement de réalisme dans ses œuvres qu’on peut presque les confondre avec des photographies. On a limite envie de se pincer pour être sûr que l’artiste n’est pas en train de se moquer de nous.

Puis, en faisant un peu plus attention aux détails, je me suis rendue compte que mon impression n’était qu’une illusion. J’ai remarqué l’empreinte d’un pinceau, la marque de l’eau, les traits tracés par un crayon de papier. Et j’ai fini par me dire : mon dieu, qu’il est fort cet Oriol Angrill Jordà !

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Oriol Angrill

I just like to draw things that happens in real life

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Contrairement à beaucoup d’artistes, Oriol Angrill Jordà n’éprouvait aucun intérêt pour l’art lorsqu’il était enfant. Il avait beau aller à des cours de dessin, cela ne changeait rien. Il l’explique d’ailleurs lui-même sur son site, ces leçons étaient une activité comme une autre. Il les suivait plus pour passer le temps que par véritable passion. Mais heureusement, les années ont amené avec elles leur lot de surprises et l’Espagnol a finalement pris goût à la culture. Pour mon plus grand plaisir ! (et le vôtre ?)

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En plus de dessiner merveilleusement bien et de nous dévoiler des œuvres magnifiques, Oriol Angrill Jordà met à l’honneur les femmes. Je ne pouvais donc qu’adhérer à son travail !

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Playlist au féminin

La journée des droits de la femme est passée mais je me rattrape avec cet article spécial « musique au féminin ». Mesdames les chanteuses et musiciennes, c’est à vous !

MØ, Pilgrim :

Laleh, Who Started It :

V V Brown, Shark In The Water :

Russian Rad, Cigarettes :

Lorde, Team :

Dillon, Thirteen Thirtyfive :

Mélanie Laurent, En t’attendant :

Rita Ora, I Will Never Let You Down :

Meghan Trainor, Dear Future Husband :

Christine and The Queens, Christine :

Un sacré coup de pinceau

Retenez bien ce nom : Conrad Roset. Avec ses muses et son univers aux doux traits poétiques, cet artiste espagnol ne vous laissera pas de marbre.

Conrad roset

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Oui, ça en jette. Conrad vous en met plein les yeux. Et en même temps, c’est délicat. Conrad vous installe dans un petit cocon où la gent féminine s’habille de toutes les couleurs. Les corps tout comme les pensées s’enveloppent de teintes pastel ou électriques. Les femmes inspirent ce passionné. Mesdames sont ses muses. A elles seules, elles forment sa composition la plus personnelle.

« I search the beauty the body exudes, I like drawing the female figure »

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Un sacré coup de pinceau n’est-ce pas ?

Pour moi, c’est un sacré coup de coeur ! Cela fait un moment que j’ai repéré cet artiste et même après avoir contemplé de multiples fois son travail, je suis toujours autant bluffée. Ses muses sont charismatiques, elles captent si facilement le regard qu’on a l’impression qu’il n’y a rien de plus simple que de réaliser de tels dessins. (Mais n’est pas Picasso qui le veut. Autant le dire tout de suite, mon coup de pinceau est plutôt pathétique.)

Sachez que Conrad Roset ne se limite pas qu’à des créations intimes. C’est un artiste freelance qui utilise également son talent pour des publicités comme le montre cette vidéo conçue pour un hôtel de Cancùn.

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Conrad participe aussi à d’autres projets comme la création d’albums illustrés. Par exemple, dans le livre Ensueños, il conte à l’aide de ses aquarelles les rêves de différents personnages. Blanche Neige, le Petit Chaperon Rouge, Mary Poppins n’ont alors plus de secrets pour les lecteurs. Voyage au pays des songes et des souhaits.

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Actuellement, l’illustrateur espagnole travaille sur un nouveau livre nommé Marabilia. Une fois de plus, les femmes sont au coeur de ses réalisations. Je n’en dis pas plus et je vous laisse admirer.

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mara 2Alors, qu’en pensez-vous ?

Rétrospective : les JO de Sotchi et les femmes

Tous les quatre ans, les Jeux Olympiques d’hiver s’emparent de l’actualité. Ils donnent l’occasion d’assister à des exploits sportifs inouïs. Mais ce n’est pas parce que cet événement est dédié au sport qu’il échappe pour autant aux préjugés et aux polémiques. Durant cette 22ème édition, les femmes se sont alors retrouvées au coeur de controverses ou d’ambiguïtés. Avec ce petit « livre », venez découvrir quatre histoires qui ont fait parler d’elles pendant cette période.

Cliquez sur l’image pour entrer dans le livre !

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N.B : Travail réalisé dans le cadre de mon master Journalisme et Médias Numériques.

Les débutantes – destins de femmes

Elles ne sont qu’au début de leur vie. Quatre héroïnes en devenir. Tout reste encore à écrire.  

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Première de couverture du livre de J. Courtney Sullivan

Celia, Sally, Bree et April se rencontrent à l’université de Smith, une fac réservée aux femmes. Ici, pas question de tricoter et de préparer les filles à être de bonnes ménagères. Le féminisme est de rigueur. Avec ce livre, J. Courtney Sullivan nous offre une réflexion intelligente sur l’évolution féminine aux Etats-Unis. Une belle leçon d’indépendance. Chaque personnage avance à sa façon et cherche à devenir ce qu’il a envie d’être. Bien sûr, April, Celia, Sally et Bree ne sont pas parfaites, et ce sont sans doute ces imperfections qui les rendent encore plus humaines et les rapprochent du lecteur. Elles ne sont pas juste une utopie, un rêve que les femmes (et aussi les hommes) ne pourront jamais connaître dans la vie réelle.

Dans l’air du temps

Dans ce roman, il est aussi question d’homosexualité. Les histoires d’amour ne touchent pas que les femmes attirées par les hommes et inversement. J. Courtney Sullivan nous montre que deux personnes du même sexe peuvent éprouver des sentiments sincères l’un envers l’autre. Ce n’est pas un crime. Ce n’est pas une lubie. Mais le regard des autres, les stéréotypes, la peur peuvent tout transformer en fardeau. Il fait alors garder la tête haute, affronter ses amis, sa famille. S’affronter soi-même. Avec Les débutantes, l’auteur aborde des thèmes forts, ancrés dans notre actualité. Il y a comme un goût de vérité.

Amies malgré les péripéties

Ce livre, c’est aussi et avant tout une histoire d’amitié. Au fil des pages, on s’attache à Sally, April, Bree et Celia. On aimerait faire partie de leur groupe, connaître tous leurs secrets. Et quand, de temps en temps, leurs chemins se séparent, on souhaiterait être celle ou celui qui les réunira. Car malgré les disputes, les retournements de situation, on sent que le lien est toujours là.