The Handmaid’s Tale, une dystopie prémonitoire ?

Hello les pipelettes ! Vous ne savez pas quoi regarder en ce moment ? Pas besoin de vous triturer les méninges bien longtemps, je vais vous aider ! Il y a peu, j’ai avalé en quelques jours les dix épisodes de la série The Handmaid’s Tale. Une bombe. Une histoire prenante. Une dystopie glauque mais si révélatrice.

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Les sorcières de Chloé Delaume

Une fois de plus, c’est un livre aux mots et pensées féministes qui s’est retrouvé entre mes mains. « Les Sorcières de la République », un livre à l’histoire originale et à la narration un peu particulière. Une sorte d’ovni littéraire qui a le mérite de faire réfléchir le lecteur sur les inégalités qui persistent entre les femmes et les hommes, et qui montre, en ajoutant quelques touches de mythologie, de dystopie et de magie, qu’une révolte peut un jour éclater. Pour le meilleur et pour le pire.

les-sorcieres-de-la-repJe ne saurais dire si j’ai adoré ce livre. Il m’a marquée par ses idées et son originalité, mais sa narration m’a parfois dérangée, perdue. L’auteure, Chloé Delaume, varie les genres et les styles. Un peu de théâtre et de poésie, des flashs infos, des dialogues dignes d’un roman… On se demande par moment si l’auteure ne s’est pas laissé envahir par sa volonté et ses capacités littéraires. Des fois, ça a du sens, comme les répliques de pièce de théâtre pour les discussions entre déesses, et à d’autres instants, ça tombe à l’eau. Si j’ai rencontré quelques difficultés avec la narration et la construction de l’ouvrage, j’ai en tout cas beaucoup apprécié le fond de l’histoire !

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Et si le monde était dirigé par les femmes ?

Pendant des siècles, plusieurs personnes l’ont crié haut et fort : la femme est le « sexe faible ». Elle se doit donc de rester en retrait, de paraître au lieu d’exister, de respirer selon les désirs de son père ou de son époux. La femme, petit être bancal qui se laisse dominer par ses pulsions sexuelles et sa sensibilité. La femme, petit être que l’intelligence et la connaissance ne peuvent côtoyer. C’est prouvé, bibliquement parlant, voire scientifiquement, que son âme ne peut supporter toutes les richesses intellectuelles que la vie peut offrir. Durant des siècles, la société a sorti un bon paquet d’imbécillités concernant la gent féminine. Aujourd’hui encore, certaines personnes chérissent les traditions et n’acceptent pas l’idée que les femmes ont autant de droits et de devoirs que les hommes. A travers « Roman à l’eau de bleu », Isabelle Alonso inverse alors les rôles. Et si le monde était, depuis la nuit des temps, dirigé par des femmes ? Et si les hommes étaient des hommes d’extérieur (clin d’œil au cliché de la femme d’intérieur) ? Et si la force était féminine ?

roman-a-leau-de-bleuEn voilà un roman qui bouscule les préjugés. Si je devais choisir un adjectif pour qualifier cet ouvrage, je choisirais « déroutant ». Isabelle Alonso nous balance en pleine figure tous les clichés qui gouvernent notre société, et elle le fait admirablement bien. Quoi de mieux que de changer les rôles pour pointer du doigt l’absurdité de nos habitudes ? Quoi de mieux que de grossir les traits pour nous montrer à quel point on se trompe en opposant systématiquement les hommes et les femmes ? Ne sont-ils pas plutôt des êtres complémentaires qui méritent de vivre sur le même pied d’égalité ?

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Les débutantes – destins de femmes

Elles ne sont qu’au début de leur vie. Quatre héroïnes en devenir. Tout reste encore à écrire.  

les débutantes

Première de couverture du livre de J. Courtney Sullivan

Celia, Sally, Bree et April se rencontrent à l’université de Smith, une fac réservée aux femmes. Ici, pas question de tricoter et de préparer les filles à être de bonnes ménagères. Le féminisme est de rigueur. Avec ce livre, J. Courtney Sullivan nous offre une réflexion intelligente sur l’évolution féminine aux Etats-Unis. Une belle leçon d’indépendance. Chaque personnage avance à sa façon et cherche à devenir ce qu’il a envie d’être. Bien sûr, April, Celia, Sally et Bree ne sont pas parfaites, et ce sont sans doute ces imperfections qui les rendent encore plus humaines et les rapprochent du lecteur. Elles ne sont pas juste une utopie, un rêve que les femmes (et aussi les hommes) ne pourront jamais connaître dans la vie réelle.

Dans l’air du temps

Dans ce roman, il est aussi question d’homosexualité. Les histoires d’amour ne touchent pas que les femmes attirées par les hommes et inversement. J. Courtney Sullivan nous montre que deux personnes du même sexe peuvent éprouver des sentiments sincères l’un envers l’autre. Ce n’est pas un crime. Ce n’est pas une lubie. Mais le regard des autres, les stéréotypes, la peur peuvent tout transformer en fardeau. Il fait alors garder la tête haute, affronter ses amis, sa famille. S’affronter soi-même. Avec Les débutantes, l’auteur aborde des thèmes forts, ancrés dans notre actualité. Il y a comme un goût de vérité.

Amies malgré les péripéties

Ce livre, c’est aussi et avant tout une histoire d’amitié. Au fil des pages, on s’attache à Sally, April, Bree et Celia. On aimerait faire partie de leur groupe, connaître tous leurs secrets. Et quand, de temps en temps, leurs chemins se séparent, on souhaiterait être celle ou celui qui les réunira. Car malgré les disputes, les retournements de situation, on sent que le lien est toujours là.