Concert des LEJ, on y retourne ?

Lundi 7 mars, 18 h, direction la salle L’Autre Canal pour assister au concert des LEJ. Trois bouts de femmes talentueuses. Trois musiciennes qui ont le vent en poupe depuis leur mashup « Summer 2015 ». Il a neigé presque toute la journée. Heureusement, la poudre blanche n’a pas tenu, l’attente à l’extérieur de l’établissement ne se fait donc pas dans la douleur. Et puis, il y a l’excitation, l’empressement. Ce concentré d’émotions tient chaud. Je ne connais pas toutes les chansons du trio par cœur, mais je sais qu’il y a de fortes chances pour que je passe un très bon moment. Je n’ai pas d’attentes particulières, je veux juste me délecter de l’instant présent, et avec les LEJ sur la scène, il y a peu de possibilités pour que cet instant soit ennuyeux. 

L-E-J

Quand les portes de L’Autre Canal s’ouvrent, nous entrons avec les premiers spectateurs. Avec ma sœur, nous avons le choix des places. Pour nous, cela sera au centre du balcon. La vue est idéale, on voit toute la scène, les grandes personnes ne peuvent pas nous gêner, et la barrière nous sert d’appui. Le top. Cela valait le coup d’attendre une heure dans le froid.

Vers 20 h, la chanteuse alsacienne Flore M donne les premières notes. Faire la première partie d’un concert n’est jamais chose simple, mais il faut reconnaître qu’elle s’en sort plutôt bien. Elle a une voix puissante. Un peu de blues, un peu de soul, la recette prend facilement.  Elle parle un peu d’elle mais partage surtout avec nous notre attente. Elle nous fait appeler les LEJ à plusieurs reprises, nous aide à faire monter les décibels.

Puis le grand moment arrive. C’est avec beaucoup d’humour que les LEJ entrent sur scène. Je ne vous décrirais pas cette entrée pour ne pas gâcher la surprise à celles et ceux qui risquent de les voir prochainement. Mais franchement, c’est une belle entrée en matière, originale, à l’image de ces trois femmes pleines de vie. D’ailleurs, tout le concert a été construit sur ce principe : l’humour. Des petits sketchs font le lien entre les chansons et permettent aux musiciennes de partager pleinement ce moment avec le public. Qu’est-ce que j’ai ri pendant ce concert ! Et qu’est-ce que j’ai aimé savourer leurs chansons ! Ces dernières sont déjà chouettes au départ, mais sur scène, c’est encore mieux. Le violoncelle, un délice. Et les voix, du pur bonheur. Les LEJ sont capables de monter très très haut dans les notes. C’est assez surprenant.

A côté de ça, il y a également l’éclectisme de leur musique. De Macklemore à Britney, en passant par Adèle, Magic System et leurs propres chansons (La dalle <3), on en prend vraiment plein les oreilles. C’est très plaisant, et à aucun moment on ne se lasse de les entendre chanter.

Ce concert était vraiment très réussi. Si jamais vous avez l’occasion de les voir sur scène, surtout n’hésitez pas ! Vous ne regretterez pas !

LEJ concert

Photo prise par ma sister. On a l’impression d’être très loin, mais ce n’était pas du tout le cas !

Publicités

Christophe Maé, j’y étais

Je ne suis pas particulièrement fan de Christophe Maé. J’apprécie certaines de ses chansons mais pas au point de les écouter en boucle ou d’acheter ses albums. Pourtant, quand j’ai appris que le chanteur serait au lac de Madine (55) le samedi 6 septembre pour un concert gratuit, je me suis dit : pourquoi pas ! Autour de moi, dans les médias, sur Internet, on vantait son talent de showman. Ce concert s’est alors présenté comme une belle occasion de vérifier par moi-même les prouesses de Christophe Maé tout en passant un bon moment avec ma famille. Après une heure de route, deux heures d’attente dans une foule mi-joyeuse mi-irritée, je n’ai pas été déçue.

Christophe Mae

Alors que le soleil se couche doucement et que ses rayons se reflètent sur les eaux calmes du lac, les premières notes sont envoyées par le Lorrain Maximilien Philippe, finaliste de la dernière saison de The Voice. Un grain de voix qui rappelle Joe Cocker, une guitare à la main, le jeune homme chauffe le public. Il reprend plusieurs chansons interprétées pendant l’émission de TF1. Sa version acoustique de Sorry seems to be the hardest word d’ Elton John est un délice. Sa voix rocailleuse sait se faire onctueuse. La foule en redemande (même si au fond elle veut surtout voir Christophe Maé).

Le deuxième nom de Christophe est Désiré. Maximilien a quitté la scène depuis vingt bonnes minutes mais l’artiste se fait quand même attendre. Quelques sifflets traversent le public. Je m’impatiente, j’ai mal au dos. Et puis, j’aperçois au loin une ombre munie d’un chapeau haut-de-forme. Ca y est, Désiré est arrivé. Le show commence. Christophe Maé, en costard et noeud papillon, se donne à 100 %. Accompagné de musiciens américains, il nous amène à la Nouvelle-Orléans.

Ils dansent, sortent les trompettes. Leur joie est contagieuse. Le concert passe à une vitesse folle. J’en oublie cette douleur qui me sciait le dos.

Les moments « top » :

  • Quand Christophe Maé offre au public des solos d’harmonica. On sent qu’il maîtrise son instrument et que cela est en accord avec son univers.
  • La chanson Ca fait mal a fait l’unanimité. Christophe Maé n’a presque pas besoin de chanter, le public se charge de le faire à sa place. Un instant assez émouvant surtout quand on le vit de l’intérieur.

Les moments « aie » :

  • Certaines chansons comme Belle demoiselle ont peut-être été un peu trop revisitées pour le concert, trop modifiées instrumentalement parlant.

Christophe Maé ? J’y étais et j’ai aimé. Si vous avez la possibilité d’assister à un showcase ou à un de ses concerts, surtout n’hésitez pas. Un vrai showman !

(Ce n’est pas moi qui ai enregistré les vidéos du concert postées dans cet article. N’ayant pas eu d’appareil adapté pour l’événement, j’ai fait quelques petites recherches sur Youtube afin de pouvoir vous montrer et vous faire un peu vivre le concert.)