« Les putes voilées n’iront jamais au Paradis ! », ce livre qui vous appelle à ne plus accepter l’inacceptable

J’aimerais vous parler d’un livre déstabilisant et alarmant. D’un livre coup de poing que j’ai lu en une soirée. D’un livre qui vous met en colère en quelques lignes. Parce que sa réalité est cruelle, injuste, inégalitaire. Ce livre, c’est « Les putes voilées n’iront jamais au Paradis ! » de Chahdortt Djavann. Ce livre, c’est celui que je vous conseille vivement de découvrir si vous ne l’avez pas encore lu.

Celles et ceux qui viennent régulièrement sur mon blog le savent déjà, mais j’aime lire des histoires qui se centrent sur la condition des femmes. Peu importe le lieu ou l’époque, c’est un sujet qui m’intéresse car il nous en apprend beaucoup sur les fondements et le quotidien de nos sociétés actuelles. Certains de ces ouvrages finissent par m’inspirer, d’autres par me faire réfléchir sur mes propres actions ou celles de mon entourage, et il y a les « ovnis ». Ceux qui me mettent une grand claque dans la figure. Leur style, leur histoire, leurs personnages me bouleversent au point que j’aimerais bien à mon tour mettre des claques à ceux qui sur Terre profitent de la situation et enfoncent un peu plus les femmes dans une condition déplorable. Oui, il y a des « ovnis » qui, le temps de plusieurs pages, me secouent et me font encore plus prendre conscience que les choses doivent changer. Et vous l’aurez compris, « Les putes voilées n’iront jamais au Paradis ! » fait justement partie de ces « ovnis ».

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Pourquoi je n’ai pas aimé le film « Everything, Everything »

Il y a des histoires d’amour qui me font fondre et qui trouvent écho en moi. Et il y en a d’autres qui me laissent complètement indifférente, comme cela a été le cas avec « Everything, Everything ». J’ai d’ailleurs lutté avec moi-même pour ne pas m’endormir devant l’écran et pour laisser une chance à ce fameux film. Mais pas de bol, malgré la lutte, rien n’y a fait.  Je n’ai pas aimé.

Je tiens à préciser dans un premier temps que je n’ai pas lu la version littéraire. Je ne juge donc pas ce qui a été inventé sur le papier mais bel et bien ce que j’ai découvert au fil de l’adaptation cinématographique. Mais au fond, ai-je vraiment eu quelque chose à découvrir en regardant ce film ? Je n’en suis pas si sûre car je n’ai pas trouvé cette histoire attachante et intrigante, même si à première vue elle pouvait s’avérer originale. Il est vrai que ce n’est pas tous les jours qu’on suit le quotidien d’une jeune fille malade, qui ne peut pas sortir de chez elle au risque d’en mourir, et qui voit sa vie bouleversée par l’arrivée d’un nouveau voisin. Par amour, cette jeune femme va alors être prête à faire bien des choses. Si j’aime cette symbolique, cette idée que l’amour peut être plus fort que tout, je reste dubitative quant au déroulement et à la tournure que prend cette histoire sur l’écran.

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Tag de cette fin d’année 2017

Hello les pipelettes ! J’espère que le père Noël vous a gâtées et que vous êtes prêtes à fêter comme il se doit l’arrivée de 2018. De mon côté, sur le blog, c’est avec plaisir que je reprends le clavier pour faire ce tag spécial fin d’année 2017. Je remercie d’ailleurs Le Petit Pingouin vert de m’avoir nominée.


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Pour que la lune éclaire leurs pas et nos regards

Le sujet est récurrent. Il revient à chaque fois sur le tapis, qu’on le veuille ou non. Chacun à son avis, chacun à son discours face à l’arrivée massive de migrants dans les pays européens. C’est un sujet très polémique qui, au lieu d’attirer la bienveillance, attise souvent la haine et la colère. Certains jugent sans connaître, sans savoir ce que toutes ces personnes qui fuient ont enduré. Certains sont prêts à tout pour les aider. D’autres créent des récits pour pousser les citoyens à ouvrir les yeux. Le temps d’une lecture, le parcours du combattant de ces migrants devient le nôtre. On ne peut alors que remercier ces auteurs, comme Nadia Hashimi, qui prennent la plume pour mieux éclairer les pas de l’humanité.

J’en ai lus des commentaires haineux, j’en ai entendu des propos mal intentionnés dans le cadre de mon métier. Je me souviens d’ailleurs d’un message en particulier : « S’ils avaient vraiment des couilles, ils resteraient dans leur pays pour se battre. » Un concentré d’égoïsme et d’ignorance dans une seule phrase. Comment rester calme face à ces dires ? On se force à rester indulgent car on sait également que les Français souffrent, que le quotidien est loin d’être facile. Mais quand on prend le temps de se pencher sur celui de ces migrants, comment peut-on affirmer qu’ils devraient rester chez eux ? Je trouve qu’il est bien prétentieux de déclarer de telles choses quand on sait qu’on aurait été nombreux à fuir notre pays si on avait connu le même quotidien. Bien entendu, ceci n’est que mon point de vue. Une opinion qui s’appuie sur des rencontres. Car en tant que journaliste, j’ai déjà croisé à plusieurs reprises des réfugiés. Déjà imprégnée par leurs histoires, c’est donc avec beaucoup d’intérêt que je me suis intéressée au récit livré par Nadia Hashimi dans « Si la lune éclaire nos pas ».

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Une surprise colossale

Inattendue. Tel est le mot qui convient le mieux pour décrire ma réaction lorsque le générique de fin du film « Colossal » a commencé à défiler sur l’écran. J’avais aimé regarder cette histoire, et cette sensation était inattendue. Oui, complètement imprévue car au tout début de l’oeuvre cinématographique, mon opinion était tout autre. Mon copain m’avait dit qu’il s’agissait d’un film de science fiction, et l’affiche me laissant dubitative, je ne pensais pas une seule seconde que cette histoire me séduirait. Je me disais qu’on allait avoir encore droit à une énième histoire de monstre qui envahit la planète et c’était loin de me vendre du rêve. Mais finalement, ce fut une surprise colossale et je vous explique de suite pourquoi.

Tout commence comme dans les films romantiques. Une Gloria pas très fraîche qui se fait larguer par son copain. Elle n’a plus de job, et maintenant plus d’amoureux ni de logement. Il serait temps de partir se ressourcer. La jeune femme retourne alors s’installer dans sa ville natale, dans la vieille maison parentale. Là-bas, elle retrouve Oscar, un ancien camarade pas très séduisant mais hyper sympa, qui fait tout pour l’aider, qui lui offre des meubles, un job, et en parallèle son amitié. On sent donc la romance pointer le bout de nez. Enfin, on croit savoir, car « Colossal » a plus d’une surprise dans son sac. Quelques gouttes de comédie, une héroïne qui essaie de repartir de zéro, et on en oublierait presque également que de la science fiction est prévue au programme. En mélangeant subtilement les genres, le réalisateur Nacho Vigalondo nous rend curieux et impatients. Quand est-ce que ce foutu monstre va arriver ?

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Des carnets par milliers #2

Que toutes celles et ceux qui aiment les petits carnets lèvent le doigt ! Voici donc une sélection de petits cahiers de notes qui me font craquer et qui devraient également vous plaire. Il y a un bon bout de temps maintenant je vous proposais une première liste de carnets, et je me suis dit qu’une deuxième sélection ne serait pas de refus. Votre porte-monnaie m’en voudra peut-être, mais ce n’est pas grave. C’est toujours agréable d’avoir un joli carnet dans lequel on peut coucher ses idées.

© Anna Hardy

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Au fait, c’est où le nord ?

Beaucoup de travail, pas énormément de temps pour le blog. Mais ça y est, je reviens enfin vous proposer une chronique. J’espère être plus rigoureuse dans mes publications même si mon boulot m’accapare pas mal. D’ailleurs, en parlant de job, je me suis dit que cela pouvait être intéressant de vous parler un jour de mon métier au sein d’un quotidien régional. Avec les mois, j’ai constaté que les gens connaissaient mal le fonctionnement d’un journal, le rythme de travail d’un journaliste. Il y a pas mal de clichés, de fausses idées, d’interrogations. Alors si ça vous intéresse, n’hésitez pas à me le dire dans les commentaires. Bon, maintenant, revenons à la chronique, car c’est bien pour ça que j’écris à la base. Aujourd’hui, je vais tenter de trouver le nord en me penchant sur le roman initiatique de Sarah Maeght.

Voilà un roman léger, frais, qui se fait miroir de notre quotidien. La vie de tous les jours, les bons moments, les tracas, l’amour, la haine. Quelques pas sur un chemin, puis le grand doute : « Au fait, c’est où le nord ? ». « Suis-je sur le bonne voie ? », « Est-ce vraiment ce que je veux ? » A 24 ans, Ella est un personnage très contemporain. Elle nous parle si facilement. Elle pourrait être notre voisine, notre meilleure amie ou bien une collègue de travail. C’est simple, Ella se glisse à nos côtés comme si elle existait pour de vrai. Je crois que ce que j’ai le plus apprécié dans ce livre, c’est cette simplicité. Pas de charabia, pas de fioritures. Ella vit au rythme des pages. Ella vit.

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