« A ma terre » : le premier tome d’une trilogie à l’avenir prometteur ?

C’est une première sur le blog. Il y a plusieurs mois, une jeune auteure m’a envoyé un message afin de savoir si je souhaitais découvrir son roman. D’habitude, je chronique les ouvrages que j’achète. Je n’ai pas mis en place de partenariat ou autre service presse avec des maisons d’édition, car j’aime ne pas avoir d’impératifs pour mes publications. Je ne fais pas systématiquement de chronique pour tous les livres, films et séries qui passent entre mes mains. J’aime cette liberté, cette possibilité de ne pas écrire même si j’ai aimé ce que j’ai lu ou regardé. Mais là, cette demande inattendue m’a fait extrêmement plaisir. J’avais envie de découvrir le travail de cette jeune femme du Sud, de donner une chance à un livre qui, pour le moment, n’a pas encore l’opportunité de se retrouver dans les rayons des librairies. Et puis finalement, c’est aussi ça « tenir un blog ». Donner un petit coup de pouce à celles et ceux qui n’ont pas la possibilité d’avoir toute cette médiatisation qui accompagne généralement la signature d’un contrat avec une maison d’édition ou un studio. Alors c’est parti, il est temps de vous présenter le premier tome de la trilogie de Manon Larraufie.

La lecture de ce livre n’a pas commencé dans les meilleures conditions. N’ayant pas de liseuse à disposition, j’ai lu l’ouvrage sur mon téléphone portable. Vous vous en doutez, choisir cet outil pour découvrir le travail de Manon Larraufie fut une très mauvaise idée. Plus je lisais, plus je me disais que je devais passer à côté de certains éléments. Je sentais au fond de moi qu’il y avait un problème. Manon Larraufie a une jolie plume, certaines de ses phrases me plaisaient vraiment et me faisaient prendre conscience du potentiel de l’histoire, mais il y avait une autre part de moi qui avait l’impression d’être perdue. Pourquoi ?

Une fois le tome achevé, j’ai finalement décidé de le relire. Ma sœur m’a gentiment prêté sa liseuse, et là, oh bonheur, la lecture laborieuse que j’avais connue auparavant s’est transformée en lecture curieuse et beaucoup plus savoureuse. J’avais enfin le support adéquat pour découvrir cette aventure.

Ce livre alterne deux récits : deux femmes, deux époques différentes. L’une vit au XXIe siècle, ses 30 ans sont révolus et elle rumine son quotidien. Plus rien ne semble l’intéresser, pas même sa thèse sur le Moyen-Âge, période qu’elle adore pourtant. L’autre, c’est Eleanor de Castelnau-Calmont, fille d’Hugues III de Castelnau-Calmont, qui grandit au XIVe siècle. Elle doit épouser un Anglais malgré son jeune âge, elle aime sa terre et ne veut pas la quitter. Mais les enjeux politiques, les alliances ont bien plus de poids que les rêves d’une demoiselle. Elle partira et se mariera qu’elle le veuille ou non. Deux femmes, deux voix, deux destinés. Enfin, sur ce dernier point, peut-être pas tout à fait. Au fil des pages, Manon Larraufie parvient à réunir celles que plusieurs siècles séparent. Comment ? Dans quel but ? Si je ne vais pas vous dévoiler les choix narratifs de l’auteure, je peux cependant vous dire que quelques notes écossaises se feront entendre, que l’amour surprendra certains personnages et que la magie aura également son mot à dire.

« A ma terre » est un livre qui a vraiment du potentiel, c’est donc un peu dommage qu’il fasse moins de 200 pages. Je pense sincèrement que Manon Larraufie a les compétences et l’imagination nécessaires pour développer un peu plus ce premier tome, sans pour autant tout dévoiler avant le deuxième. Il y a certains passages qui mériteraient d’être plus longs, d’autres qui manquent un peu de dialogue. Certains personnages devraient également être un peu plus perturbés par certaines situations. Mais sinon, il faut reconnaître que l’auteure maîtrise le vocabulaire propre au XIVe siècle et qu’elle sait manier les mots. Cela rend son histoire tout à fait crédible et cela nous donne envie de poursuivre la lecture. J’aimerais beaucoup découvrir la suite. Il y a de jeunes auteurs prometteurs qui, en plus de vous faire passer un bon moment, titillent votre propre envie d’écriture. Et Manon Larraufie en fait partie. Je ne peux que la remercier pour cela et lui dire : continue. Ne lâche pas la plume que tu as entre tes mains.

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7 réflexions sur “« A ma terre » : le premier tome d’une trilogie à l’avenir prometteur ?

  1. Pingback: Chronique littéraire de « Discutons un peu » autour de « A ma terre » – Manon Larraufie

  2. Ah je déteste lire sur smartphone ou pc moi aussi, je comprends que ça ait pu gâcher ta première expérience de lecture.
    Dommage, ce n’est pas un livre qui m’intéresse plus que ça.
    Kin

    • Oui, cette lecture sur smartphone fut une très mauvaise idée. Heureusement que j’ai relu l’histoire, je serais passée à côté sinon.
      C’est une histoire qui va tendre de plus en plus vers le fantastique 🙂 enfin, je pense. Au vu de ce que j’ai lu, certains passages le laissent penser ! Peut-être que tu auras plus envie de le lire une prochaine fois :)… ou pas !

    • C’est court, mais je sais que cette jeune auteure prend en considération les remarques qui lui sont faites 🙂 Je pense qu’elle va persévérer pour approfondir son histoire !

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