Les yeux, le miroir de l’âme ?

Un regard peut tout changer. Bouleverser votre vie en un battement de cils. Le jeune scientifique Ian Gray, personnage principal du film « I Origins », ne dira pas le contraire. Quelque peu fasciné par l’œil, ce jeune homme étudie l’évolution de cet organe, passe des heures avec un appareil photo autour du cou afin de pouvoir photographier tous les regards qu’il croise. Un jour, il tombe sur celui de Sofi. Stupeur et tremblements. Ce tournesol sur fond de ciel bleu vient s’immiscer dans ses pensées et dans son cœur. Il aime, et si son amour est sincère et profond, il ne sait pas encore que cet iris fera également valdinguer ses convictions…

i-origins

Ian ne croit qu’en ce qui repose sur des faits. Le monde spirituel, très peu pour lui. Il lui faut des preuves, et rien n’atteste que Dieu existe, qu’il a créé l’homme et que, de loin, il continue à veiller sur lui. Si certains affirment que l’organe visuel est le miroir de l’âme et qu’il est la preuve implicite d’une intervention divine, Ian n’est pas de cet avis. C’est pourquoi il s’acharne à prouver le contraire à travers diverses expériences. Dit comme ça, on se demande bien comment ce film, avec un tel personnage, va pouvoir nous faire rêver. Mais n’ayez crainte, cette oeuvre cinématographique n’est pas dépourvue de poésie. La bande son nous plonge directement dans l’histoire et saupoudre cette dernière de sentiments. Il faut dire que l’utilisation de chansons comme « Dust it off » de The Do à de quoi faire chavirer notre cœur, et donne au passage de l’intensité à la scène de la rencontre. Une scène qui est d’ailleurs la première du film. C’est clair et net, on le sait dès les premières minutes : il y a de l’amour dans l’air. Sofi, ça rime avec poésie. Ce n’est pas pour rien.

Mais malheureusement, un drame survient. Il faut alors faire le deuil de cette histoire d’amour entre deux êtres si différents. Une chose difficile à faire quand on n’a pas eu le temps de se dire au revoir et que l’on doute. Rien n’assure qu’ils se seraient aimés toute leur vie, et la Faucheuse, trop imprévisible, a tapé au moment où leur amour commençait à être sur le fil du rasoir. Rendu éternel par la mort, cet amour viendra alors troubler Ian bien plus qu’il ne le croit.

En effet, c’est au moment où il devient père que tout flanche. Scanné après sa naissance, l’iris de son fils correspond à celui d’une personne décédée. Chose qui devrait être impossible puisque chaque iris est censé être unique. Interpellés par ce fait, Ian et son épouse, également scientifique, mènent leur propre enquête. A l’aide des nombreuses photos faites par Ian, ils font des recherches et découvrent ainsi que les yeux d’une jeune fille, située à Delhi en Inde, correspondent à ceux de Sofi. Une troublante coïncidence qui poussera le héros à partir à la rencontre de la fillette et de celle, peut-être, de nouvelles convictions.

Si je vous conseille ce film ? Bien sûre que oui ! Que l’on soit croyant ou non, la poésie et la beauté de cette histoire peuvent facilement séduire le spectateur. Et puis, quand le film s’achève, chacun est libre de repartir avec sa propre interprétation. Rien n’est imposé.

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