Une vraie muchacha !

Je l’ai vue, en chair et en os. Katherine Pancol. Comme beaucoup de Nancéiens venus au Livre sur la Place 2014, j’ai pu la rencontrer et assister à sa conférence sur Muchachas

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Attention, gros cliché ! Avant de me retrouver face à Katherine Pancol, je m’imaginais une personne réservée, écrivant plus qu’elle ne parle. Une auteure continuellement emportée dans un autre univers à cause de ses personnages et de ses histoires. Râté. Exit le cliché de l’écrivain renfermé. Katherine Pancol a bien les pieds sur terre. Elle est charismatique et pleine de vie. Elle aime raconter son parcours de vive voix, discuter avec les gens, s’imprégner de ce qui l’entoure. Quand elle rigole, les sons sortent avec générosité. C’est un rire à la fois doux et puissant. Je ne sais pas pourquoi je me la représentais autrement. Enfin si. Je pense qu’inconsciemment je reliais Katherine à son personnage Joséphine. Comme si l’écrivain se cachait derrière le portrait de son héroïne.

Où se cache l’inspiration ?

Décontractée, les lunettes remontées sur la tête, Katherine Pancol explique au public que depuis toute petite elle aime aller à la rencontre des gens, explorer des lieux qu’elle ne connaît pas. Voilà pourquoi nous retrouvons autant de domaines différents dans Muchachas : la ferraille, la mode, la musique, la ferme ect.. Tout l’intrigue et l’inspire. Pour que l’histoire et les mots employés puissent être les plus justes possibles, l’auteure n’hésite pas à aller sur le terrain. Ce travail donne à ses livres un goût de concret. Le réel se mêle à l’imaginaire. « Je reçois souvent des mails de jeunes filles qui me demandent le numéro de Gary ! » Sourire en coin. Et si le jeune homme existait vraiment ? S’il ne faisait pas que marcher et penser au fil des pages ?

Car Katherine Pancol le dit elle-même, ce sont les personnes de la vie, la vraie qui lui soufflent des idées et font naître les personnages. Dans la note du premier tome de Muchachas, l’écrivain raconte que l’histoire de Léonie et Stella s’inspire d’une scène à laquelle elle a assisté à la terrasse d’un café. Une femme qui se fait battre par son mari. C’est ce quotidien cruel qui a provoqué le besoin d’écrire. Toc, toc, toc. Deux femmes sont alors arrivées à la porte de son cerveau, des valises pleines d’aventures romanesques et violentes. Edmond Courtois, quant à lui, n’est autre que l’ombre du père d’une amie d’enfance. Calypso, le pendant d’une actrice d’autrefois.

Avant d’écrire son roman, Katherine Pancol doit tout connaître de ses personnages. Leurs goûts, l’endroit où ils habitent, leur façon de parler ect… Ce sont eux qui font l’histoire. Rien n’est déterminé. La trame évolue avec et selon les héros. Ce sont eux qui décident quand il est temps de composer et quand il est temps de tout arrêter. « Je voulais terminer avec le premier défilé d’Hortense mais impossible, les personnages ne me disaient plus rien, ils ne me parlaient plus ».

Heureusement pour nous, la famille Cortès a fini par revenir envahir la tête de Katherine Pancol pendant ses vacances en Grèce au mois d’août. Si la série Muchachas est terminée, les périples de cette famille devraient continuer dans de nouveaux romans. Parole de Katherine, parole de muchacha !

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