Une riposte aux sites anti-IVG

En apparence officiels, mais en réalité pro-vie, de nombreux sites consacrés à l’interruption volontaire de grossesse circulent sur la toile. Face à cette épidémie, Marisol Touraine, ministre de la Santé et Najat Vallaud Belkacem, ministre des Droits des femmes ont lancé, samedi 28 septembre 2013, ivg.gouv.fr afin de contrer ces pages web.

Pour faire face aux nombreux sites mensongers sur l’interruption volontaire de grossesse, le gouvernement a mis en place ivg.gouv.fr

Lorsqu’on tape « ivg » dans Google, ivg.net est le premier site s’affichant dans la liste des résultats. Sur l’écran, on peut lire : « Notre mission est de vous aider dans votre choix. » Epauler, informer mais ne pas influencer. Pourtant, les propos tenus sont loin d’être impartiaux. Composer le numéro vert relégué par ivg.net, c’est se retrouver à écouter un discours prémâché et particulièrement négatif sur l’avortement.

Qui sera le premier ?

Une enquête réalisée par l’AFP en janvier 2013 avait révélé ce double jeu. Mais ivg.net continue d’être numéro 1 au référencement sur internet. D’autres pages du même acabit le suivent de près. Le gouvernement français s’est alors décidé à créer son propre espace web dédié à l’interruption volontaire de grossesse de manière à renverser le palmarès. « Vous pouvez contribuer à renforcer l’accès à l’information de ce droit et la visibilité sur Internet du site ivg.gouv.fr en diffusant son adresse sur les réseaux sociaux, en le référençant sur vos sites, en publiant des articles sur vos blogs », souligne Najat Vallaud Belkacem dans un billet écrit le vendredi 27 septembre.

Un portail d’information

Modifier le référencement sur les moteurs de recherche n’est pas l’unique rôle de ce site gouvernemental. En France, plus d’1 femme sur 3 a recours à une ivg. Il y a une nécessité d’apporter des réponses à toutes celles qui envisagent cet acte. Des réponses qui se doivent d’être objectives et non orientées. Ivg.gouv.fr ne se veut pas moralisateur, sa mise en place repose sur un besoin d’informer et de laisser libre les personnes concernées. Et si les pro-vie dénoncent une « culture de la mort », le gouvernement clame un « droit » : celui des femmes à disposer de leur corps.

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